Des délégations jeunesse qui ont pris part à la 25 COP, dont des étudiants de l’Université de Sherbrooke, interpellent le gouvernement et pressent la CAQ d’intégrer « un réflexe climat et générations futures » à toutes les nouvelles politiques publiques mises en place au Québec. La responsable pour Québec solidaire en matière d’environnement, Ruba Ghazal, a joint sa voix aux membres de ces délégations.

COP 25 : les participants interpellent la CAQ

Des délégations jeunesse qui ont pris part à la 25 COP, dont des étudiants de l’Université de Sherbrooke, interpellent le gouvernement et pressent la CAQ d’intégrer « un réflexe climat et générations futures » à toutes les nouvelles politiques publiques mises en place au Québec. La responsable pour Québec solidaire en matière d’environnement, Ruba Ghazal, a joint sa voix aux membres de ces délégations, jeudi, lors d’un point de presse à l’Assemblée nationale.

« On aimerait que le réflexe climat soit intégré à même le projet de loi 44, que chaque décision du gouvernement, dès l’adoption du projet de loi, fasse l’objet d’une analyse. Chaque nouvelle décision du gouvernement serait soumise à ce réflexe climat », précise Andréanne Brazeau, qui a agi à titre de déléguée étudiante de l’UdeS à la 25e conférence des parties.

Si cet élément était intégré au projet de loi, il imposerait « à tous les ministères la production d’une analyse d’impact sur le climat et les générations futures pour chaque politique, stratégie et règlement, comme c’est déjà le cas depuis 2014 avec le mécanisme d’impact réglementaire sur les entreprises ». 

Avec un tel élément dans la législation, certains projets n’auraient pas eu lieu, indique Mme Brazeau en citant le 3e lien à Québec ou encore le projet Énergie Saguenay de GNL Québec, un complexe industriel de liquéfaction de gaz naturel qui vise à faire de l’exportation.

« Des projets comme ça, c’est important de les revoir de fond en comble, si ce n’est de les écarter. »

« Très déçus »

Les étudiants ont pris part à une conférence de presse en compagnie de Ruba Ghazal et de la porte-parole du Parti libéral en matière d’environnement, Marie Montpetit, à l’Assemblée nationale jeudi. Le projet de loi 44 sur la gouvernance climatique fait présentement l’objet d’une étude détaillée à l’Assemblée nationale. 

« On a été très déçus par le séjour à la COP 25. Là-bas, il y a beaucoup de paroles et peu d’actions au final », note Andréanne Brazeau, qui a pris part à l’événement qui s’est déroulé à Madrid en décembre dernier. 

« Lors de mon passage à la CdP25, j’ai été frappée par le fossé qui existe entre les gens de la société civile et les États. Les premiers sont pleins d’ambition, mais manquent de moyens, alors que les seconds ont les moyens sans l’ambition », a pour sa part commenté Julie-Christine Denoncourt, déléguée étudiante de l’UdeS. 

Les délégations qui ont pris part à la COP 25 provenaient notamment d’ENvironnement JEUnesse, de l’UdeS, des YMCA du Québec de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI).

La semaine dernière, l’Assemblée nationale a adopté la Déclaration sur les enfants, la jeunesse et l’action climatique.