Au 30 septermbre, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS doit avoir signé des ententes négociées avec ses quatre syndicats, qui représentent ses 17 000 employés.

Conventions collectives au CIUSSS : « Le défi n’est pas simple »

Les pages du calendrier se tournent à la vitesse de l’éclair et la date butoir du 30 septembre s’approche de plus en plus : c’est à cette date que le CIUSSS de l’Estrie-CHUS doit avoir signé des ententes négociées avec ses quatre syndicats, qui représentent ses 17 000 employés. Après cette date, cible du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), il y aura processus de médiation puis d’arbritage si nécessaire. Une question se pose : arrivera-t-on à signer des ententes négociées?

« C’est vers ça qu’on veut aller », soutient Patricia Gauthier, présidente-directrice générale du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« Mais le défi qui se pose n’est pas simple », ajoute-t-elle.

Au cœur des enjeux des négociations, le mot « stabilité » revient sans cesse.

« La statibilité, nous la voulons tous les deux, le syndicat et la direction. Mais pour la direction, ça prend aussi le bon niveau de stabilité pour assurer une certaine mobilité. Les syndicats craignent qu’on veuille promener les employés sur les 13 000 km2 du territoire. Mais ce n’est pas ça qu’on veut : on n’a aucun intérêt à perdre du temps en transport. On veut que les gens travaillent selon leurs compétences dans des champs d’activités. Il faut trouver le juste milieu », soutient Mme Gauthier.


«  Il va falloir travailler dans un grand CIUSSS.  »
Patricia Gauthier

« Mais une chose est certaine, les choses ne peuvent plus être comme avant. Il va falloir travailler dans un grand CIUSSS », ajoute Patricia Gauthier.

À plusieurs reprises en mai, la FIQ-SPSCE a fait des sorties publiques pour dénoncer la lenteur des négociations locales avec le CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Pour signer la convention locale, les syndiqués et la direction doivent s’entendre sur 26 matières. Fin mai, la FIQ et le CIUSSS n’avaient conclu une entente que sur huit matières, « les plus faciles, celles qui ne comportent aucun enjeu important pour nos membres », avait signalé Sophie Séguin, présidente de la FIQ-SPSCE.

Les trois autres syndicats ont été plus discrets sur l’avancement des négociations avec l’employeur.

Rappelons que le CIUSSS de l’Estrie-CHUS compte maintenant quatre grands syndicats. Cependant, jusqu’à la signature d’une convention collective locale, les 56 anciennes conventions collectives demeurent en vigueur.