Le comité 2SLGBTQ+ de l’école Mitchell-Montcalm tenait un kiosque afin de faire de la sensibilisation auprès des élèves et du personnel de l’école. Les gens pouvaient y signer la pétition contre le langage discriminatoire. Sur la photo, on retrouve Camille Hachée, Eliane Del Cardo, Alix-Anne Gaulin Lapierre, membres du comité et étudiantes, et Marie Michèle Audet, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire.

Contre l’homophobie et la transphobie

Bien que la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie soit le 17 mai, cela n’empêche pas un groupe d’élèves à l’école Mitchell-Montcalm de sensibiliser les gens tout au long de l’année. Au mois d’octobre, Auguste Angers et Gabriel Vincent, deux élèves en 5e secondaire, ont mis sur pied le comité 2SLGBTQ+ actif du début jusqu’à la fin des classes.

« Même si les gens de notre école sont ouverts, certains sont gênés et d’autres ont peur. Ce comité est donc un endroit sécuritaire pour ces gens », avance Auguste Angers.

Gabriel Vincent ajoute qu’il peut être intimidant pour un jeune d’aller consulter un intervenant ou un psychologue. Échanger entre élèves, selon lui, est sécurisant. « Avant toute chose, c’est un groupe de soutien », ajoute-t-il.

Dans le but de sensibiliser les élèves et le personnel de l’école, les membres du comité ont tenu tout au long de la semaine des activités diverses. Entre autres, les gens étaient invités à se vêtir selon les couleurs du drapeau arc-en-ciel.

À la bibliothèque, des livres sur la communauté 2SLGBTQ+, ou encore des livres écrits par ceux-ci étaient placés en évidence.

Les élèves étaient également invités à signer une pétition qui encourage une culture du respect et de l’inclusion. Chaque signataire s’engage à utiliser le moins possible un langage discriminatoire et à intervenir si quelqu’un d’autre l’utilise.

« Ces mots n’ont rien à voir avec l’identité de genre ou encore l’orientation sexuelle. Ça n’a pas lieu d’être », souligne Marie Michèle Audet, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire.

Un comité nécessaire

Marie Michèle Audet remarque que les élèves de Mitchell-Montcalm participent activement aux campagnes de sensibilisation.

« Les élèves sont réceptifs. On se demande même si c’est vraiment un problème à l’école. À cela, on répond qu’il y a toujours place à un climat plus respectueux, ouvert et conscient des défis que les jeunes vont rencontrer. On est dans un milieu ou même s’il y a une grande ouverture, c’est important de souligner que l’on veut continuer d’aller dans le sens de l’inclusion. »

Camille Hachée, élève en 4e secondaire, se dit très motivée à faire vivre le comité dans les années à venir. « Lorsque Auguste m’a parlé de ce comité, j’étais super motivée à m’impliquer. Il y a encore trop de stéréotypes et de préjugés. Je trouve ça important d’en parler. »