Consigne à 10 cents: les détaillants auraient préféré le bac

La disparition de la consigne des canettes d'aluminium et des bouteilles de plastique plutôt que sa transformation. Voilà ce qu'aurait souhaité Dominic Arsenault, vice-président de l'Association des détaillants en alimentation du Québec.
« Comme marchand, on aurait aimé que le bac de récupération soit favorisé, » répond M. Arsenault lorsqu'on lui demande de commenter l'augmentation prochaine de la consigne de 5 cents à 10 cents, annoncée dimanche par le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Pierre Arcand. Lui qui est propriétaire du IGA de Coaticook déplore les inconvénients que le système de consignation entraîne pour les commerçants.
La gobeuse qui « coûte assez cher », le manque d'espace pour entreposer les canettes et les bouteilles vides rapportées, les frustrations des clients causées par une machine pleine ou défectueuse, la saleté laissée par des contenants non rincés en sont quelques exemples. Les détaillants reçoivent bien une part d'argent en échange de leur participation au programme de RECYC-QUÉBEC.
« On reçoit 2 cents par contenant, mais on estime que ça nous coûte entre 3 et 4 cents les récupérer », déplore M. Arsenault, qui se demande si ce montant sera augmenté en même temps que la consigne.
Texte complet dans La Tribune de mardi.