Il y a souvent une file pour payer son stationnement dans les établissements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, notamment au CHUS Fleurimont qui est l’établissement de santé où le volume d’activités est le plus important.

Congestion dans les stationnements du CHUS

Attendre plus de 20 minutes pour payer son billet de stationnement au CHUS Fleurimont : voilà qui s’est produit régulièrement depuis l’implantation des nouveaux horodateurs la semaine passée dans plusieurs installations du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. La direction reconnaît qu’il y a un problème et met les efforts nécessaires pour corriger le tir rapidement.

« Aux périodes de pointe, particulièrement entre 7 h et 8 h 30 à l’Hôpital Fleurimont, on a bien constaté que la circulation n’était pas fluide et qu’il pouvait y avoir des files de 10 ou 15 personnes pour payer son stationnement », mentionne Kim Houle, adjointe au directeur des services techniques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

De nombreux lecteurs ont contacté La Tribune pour leur raconter à quel point il leur avait été compliqué de réussir à payer leur billet de stationnement. « Il y avait une dizaine de personnes qui faisaient la file dehors. J’ai essayé de payer dans une des trois bornes à l’intérieur et la machine ne reconnaissait pas ma carte de crédit. Je suis allé chercher de la monnaie, et quand je suis revenu pour payer, les mêmes personnes étaient aux bornes en train de chercher à comprendre comment convaincre la machine de prendre leur argent », lance Serge Denis.

La direction du CIUSSS reconnaît que le changement apporte son lot de complications. Les utilisateurs n’apprécient pas, notamment, le fait de devoir payer à l’avance et d’utiliser son numéro de plaque d’immatriculation.

« De plus en plus de stationnements fonctionneront comme ça à l’avenir. C’est la nouvelle technologie. L’Université de Sherbrooke fonctionne déjà comme ça », soutient Kim Houle.

Dès mardi, plusieurs employés supplémentaires seront déployés sur le terrain des deux hôpitaux de Sherbrooke pour mieux aider les visiteurs à s’acquitter rapidement et efficacement de leur paiement. « Il y aura une personne par horodateur. Nous avions prévu de l’aide, mais pas suffisamment », reconnaît la directrice adjointe.

Un mois après l’implantation des horodateurs, la direction des services techniques réévaluera si le même niveau de soutien est nécessaire.

Plusieurs irritants notés

Parmi les irritants rencontrés, il y a le fait que les utilisateurs ne comprennent pas tous « comment partir la machine au tout début de l’opération. Nous allons éventuellement reprogrammer l’appareil, mais en attendant, nous allons ajouter de la signalisation pour bien expliquer les étapes, à partir de la première, pour que ce soit vraiment plus clair pour les gens », mentionne Kim Houle.

Autre irritant important : les utilisateurs n’avaient pas noté leur numéro de plaque d’immatriculation, qui est essentiel pour pouvoir payer son droit d’entrée. « Nous avons aussi ajouté de l’information sur les sites pour aider les gens à y penser. On donne comme conseils d’apporter son certificat d’immatriculation, de prendre une photo de sa plaque ou encore de le noter sur un bout de papier », explique Kim Pouliot.

La Tribune a en effet observé que de nombreuses affiches étaient placées à différents endroits des stationnements pour rappeler aux utilisateurs de noter leur numéro de plaque et de payer leur place dès leur arrivée.

Rajouter du temps

Une des plaintes les plus importantes concerne la difficulté d’estimer le temps que l’on passera à l’hôpital. Sera-t-on sorti de son rendez-vous en moins d’une heure? En moins de deux heures? Avec les tarifs modulables, les utilisateurs ont peur de payer trop cher.

« Les gens doivent savoir qu’ils peuvent rajouter du temps s’ils sont finalement plus longtemps que prévu. Il faut par contre utiliser le même mode de paiement qu’à l’arrivée, c’est-à-dire l’application mobile ou l’horodateur », mentionne l’adjointe.
Kim Houle insiste : l’application mobile est très efficace pour ceux qui possèdent un téléphone intelligent. « L’application, Passport Canada, est une application simple et efficace, qui va permettre de libérer l’accès aux horodateurs et de faire gagner du temps aux utilisateurs », ajoute Mme Houle.

La journaliste de La Tribune a fait le test et il a fallu moins de dix minutes pour télécharger l’application et y rentrer les données initiales (carte de crédit, coordonnées, plaque du véhicule, etc.).

Ailleurs

L’accès aux stationnements se passe de mieux en mieux dans les autres établissements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, notamment au Centre de santé et de services sociaux de Memphrémagog.

Les nouveaux horodateurs seront installés dans les CHSLD au cours de la semaine. « On s’attend à ce que ce soit moins compliqué dans les anciennes installations du CSSS-IUGS, parce que les gens étaient déjà habitués de payer à l’avance », nuance Kim Houle.

Rappelons que la gestion des stationnements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS se fait maintenant par impartition et que le contrat a été octroyé en avril pour une somme d’environ 10 M$ sur dix ans pour les 100 stationnements du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, donc environ 1 M$ par année à la Société Parc-auto du Québec. Ainsi, les revenus des stationnements appartiennent et continueront d’appartenir au CIUSSS de l’Estrie-CHUS même après l’impartition.