Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Christine Labrie
Christine Labrie

Communications harcelantes envers Christine Labrie : sentence suspendue pour Godbout

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Article réservé aux abonnés
L’harceleur de Christine Labrie n’évitera pas le dossier criminel. Coupable de communications harcelantes envers la députée, Jean Godbout s’est vu imposer une sentence suspendue.

Rappelons qu’à la suite d’échanges courtois entre lui et le bureau de Christine Labrie et l’accusé, les discussions se sont envenimées. Dans ses courriels, Godbout a proféré des attaques à caractère sexuel contre la députée Labrie, allant même jusqu’à nommer les enfants de la députée par leurs prénoms.

La partie de Jean Godbout demandait une absolution inconditionnelle, ce que la juge Danielle Côté a refusé. « À une époque, où il est de connaissance judiciaire que le genre de comportement adopté par l’accusé a comme effet de dissuader plusieurs personnes d’aller en politique ou encore de convaincre des élus de ne pas se représenter, le message des tribunaux doit être clair », a-t-elle expliqué dans la lecture de son jugement lundi matin au palais de justice de Sherbrooke.

Selon la juge Côté, il est normal que les personnages publics fassent l’objet de critiques parfois virulentes. « Mais elles n’ont pas à subir des communications harcelantes au nom de la liberté d’expression », insiste-t-elle. 

La juge a donc suivi la recommandation de la couronne, qui demandait une sentence suspendue. 

250 $ à Moisson Estrie

Dans ses conditions, le tribunal exige un don de 250 $ à l’organisme Moisson Estrie. « Le tribunal aurait privilégié l’obligation d’effectuer du service communautaire, mais sa santé ne permet pas d’envisager cette solution, a indiqué la juge Côté. Dans les circonstances, malgré la capacité financière limitée de l’accusé, l‘obligation de verser un montant de 250 $ au profit de Moisson Estrie permet de rencontrer les objectifs et principes de détermination de la peine en assurant une certaine forme de réparation au tort causé à la société en souhaitant qu’elle permette à l’accusé de prendre conscience du tort de ses agissements. »

Il sera également interdit à Godbout de faire mention de Christine Labrie sur les réseaux sociaux, de communiquer directement ou indirectement avec elle « sauf si nécessaire afin d’obtenir des services dans son rôle de députée de Sherbrooke et dans ce cas, en communiquant seulement avec les employés de son bureau », précise la juge.