Le président et fondateur de Communauté, Benoît Robert (à l’avant) a annoncé une bonification des services de partage de voitures à Sherbrooke. Il est ici accompagné, de l’arrière vers l’avant, des conseillers municipaux Danielle Berthold, Karine Godbout et Marc Denault.
Le président et fondateur de Communauté, Benoît Robert (à l’avant) a annoncé une bonification des services de partage de voitures à Sherbrooke. Il est ici accompagné, de l’arrière vers l’avant, des conseillers municipaux Danielle Berthold, Karine Godbout et Marc Denault.

Communauto bonifie son offre de 57 % à Sherbrooke

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Communauto, ce service de voitures partagées, agrandit sa flotte sherbrookoise de huit véhicules, ce qui représente une bonification de son offre de 57 %. Il ajoute du même coup sept stations où seront stationnées les voitures.

Au total, Sherbrooke comptera désormais 22 automobiles partagées. Les nouveaux stationnements ciblés sont situés à l’hôpital Argyll, dans un stationnement municipal de la rue Gillespie, au stationnement de la Cigarerie, au Bureau d’information touristique, au Domaine Howard, au plateau Sylvie-Daigle et au Familiprix de la rue King Est. 

« Communauto est à Sherbrooke depuis 2001 et de plus en plus, on comprend que l’autopartage doit être intégré dans la chaîne du transport urbain. La principale clé de notre succès est un partenariat avec les Villes. Nous aurons cette fois-ci une augmentation significative de l’offre dans le secteur de Fleurimont », résume Benoît Robert, président et fondateur de Communauto. Selon lui, Sherbrooke compte à ce jour environ 400 utilisateurs de ce service. 

Président du comité de mobilité durable, Marc Denault rapporte qu’une des orientations de son comité est d’offrir un « cocktail de transports ». « Quand on pense qu’un déplacement avec Communauto coûte environ 25 $ alors que l’entretien d’une voiture coûte environ 6000 $ par année, c’est un élément qui peut influencer les décisions des contribuables. On a d’autres projets qui s’en viennent à court terme, comme le vélopartage. Il serait intéressant aussi de pouvoir payer sa contribution à Communauto avec la carte Vermeilleuse. »

Danielle Berthold, présidente par intérim du comité consultatif d’urbanisme, rappelle que la démocratisation de l’automobile a entraîné un développement des villes qui finit par mettre une pression sur les finances municipales, notamment pour l’entretien des infrastructures. « Chaque voiture qu’on retire de la circulation nous permet d’économiser dans l’entretien des infrastructures, diminue la pression sur les stationnements, facilite la densification, diminue les îlots de chaleur et permet un meilleur développement des infrastructures cyclables », dit-elle.

Selon Benoît Robert, pour chaque voiture partagée, ce sont environ dix véhicules qui sont éliminés de la circulation.

Présidente du comité de l’environnement, Karine Godbout saluait cette « initiative innovante pour repenser les transports ». Évoquant les enjeux liés aux changements climatiques, elle rappelle que les transports représentent 56 % des émissions de gaz à effet de serre à Sherbrooke. 

À pleine maturité, Sherbrooke pourrait compter une centaine de voitures, voire 200, en autopartage. « Il y a des espaces très denses et un immense potentiel. C’est comme le transport en commun : plus on adapte les conditions pour qu’elles deviennent attrayantes aux yeux des gens, plus il y a moyen de changer d’échelle de fonctionnement. Je suis convaincu que dans quelques années, nous pourrions doubler, tripler notre offre », assure M. Robert.

« Pour augmenter la clientèle, il faut mieux couvrir le territoire, donc avoir plusieurs stations à des distances proches les unes des autres. Idéalement, c’est d’avoir des stations à tous les 250 mètres, d’où l’intérêt d’avoir des partenariats avec les Villes pour avoir accès à des stationnements. »

Danielle Berthold se dit heureuse des ajouts à Fleurimont et du travail de concertation au comité de mobilité durable pour faire un développement qui n’est pas au tout à l’auto. Le défi demeure entier d’offrir un transport collectif efficace dans Fleurimont pour permettre aux citoyens de délaisser la voiture. « Il faut penser différemment pour le déploiement de notre mobilité durable. »

Communauto est présente dans une quinzaine de villes et veut réduire l’impact des voitures en améliorant l’accès à un véhicule dans les milieux urbains. L’organisation gère un parc total de plus de 3000 véhicules. La clientèle primaire est celle qui utilise déjà le transport en commun ou les citoyens qui doivent prendre une décision liée à leur voiture en raison d’un changement dans leur vie. 

Les stations déjà en service de Communauto à Sherbrooke étaient située aux coins des rues Portland et Farwell, Jacques-Cartier et King Ouest, Jacques-Cartier et Prospect, Queen-Victoria et Élisabeth, Prospect et Moore, Murray et Chalifoux, Galt Ouest et Saint-Esprit, de même que sur les rues Gordon, Daniel, de la Montagne et Webster.