Toutes associées à l’organisme IRIS Estrie, Mélissa Christiaenssens, Claudia Pâquet et Anne-Marie Godin ont participé à une activité organisée dans le cadre de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie jeudi à Magog.

Communauté LGBTQ+ : mieux qu’ailleurs mais il reste du chemin à parcourir

La réalité vécue par les personnes LGBTQ+, au Québec, est aux antipodes de celle à laquelle homosexuels et transexuels sont confrontés dans certaines zones du globe. Mais cela ne signifie pas que tout est facile et simple pour cette communauté en sol québécois.

Dans le cadre de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, l’organisme IRIS Estrie s’est associé à la maison des jeunes L’Exit, à Magog, pour tenir une activité de sensibilisation et d’information jeudi.

Le nombre de participants à l’activité a été relativement faible. Mais l’un de ses responsables, l’intervenant Antoine Hooper, s’est néanmoins déclaré heureux de la participation à celle-ci, étant donné qu’il s’agissait d’une « première à Magog ».

Une activité semblable a lieu tous les ans en Estrie à l’occasion de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie. Cette année, à l’invitation de la Fondation émergence, on avait décidé d’attirer l’attention du public sur « les droits des personnes LGBTQ+ dans le monde ».

« C’est un combat de tous les jours pour les personnes de cette communauté dans de nombreux États », a noté Antoine Hooper, avant de révéler que l’homosexualité est considérée comme un crime dans plus de 70 pays.

Évidemment, on observe aussi des avancées, puisque le mariage de conjoints de même sexe serait désormais autorisé dans au-delà de 20 États à travers le monde. Mais comment oublier que la loi, dans huit pays, prévoit la peine de mort pour les gens qui ont été trouvés coupables d’homosexualité?

« Moins visible »
Parce que la communauté LGBTQ+ a davantage de droits au Québec, on pourrait être porté à croire que les lesbiennes, gais et transgenres de la province vivent peu ou pas de difficultés. M. Hooper laisse toutefois entendre qu’une telle conclusion ne tient pas la route.

« Dans des pays, l’homophobie et la transphobie sont plus visibles alors qu’ici elles le sont moins, souligne-t-il. Mais ça ne signifie pas qu’il n’y en a pas ici aussi. Des transgenres perdent parfois leur emploi à cause de leur changement de sexe au Québec. C’est difficile, vous savez, quand un employeur vous rejette pour une raison semblable. »

Ayant choisi de devenir une femme il y a quelques années, Mélissa Christiaenssens confie cependant avoir connu une expérience tout à fait « positive » avec son employeur. « Je travaille dans un milieu qui pourrait paraître fermé et ça s’est tout de même bien passé. L’ambiance de travail a changé. Je suis heureuse et la dynamique s’est améliorée », explique-t-elle.

Une autre transgenre témoigne d’une expérience similaire, tout en avouant que son employeur ne lui a pas facilité la vie. « J’ai fait le changement d’un coup au moment où je me sentais prête. Mon employeur ne m’a pas nui, mais il ne m’a pas aidée non plus », relate-t-elle.