409. C’est le nombre de distributrices à bonbons PEZ qu’ont accumulées, au fil des ans, Antonin Roussel et son père, Pascal.

Collectionneur de distributrices à bonbons

SHERBROOKE — 409. C’est le nombre de distributrices à bonbons PEZ qu’ont accumulées, au fil des ans, Antonin Roussel et son père, Pascal. Les distributrices à l’effigie de personnages de films ou de bandes dessinées décorent et colorent la chambre du garçon de 11 ans, qui a fait de cette collection une vraie passion.

Les objets sont parfaitement classés par catégorie (films, personnages, équipes de baseball majeur, personnages de Noël, etc.) et trônent fièrement sur les tablettes de la chambre de l’élève qui fréquente l’école primaire du Boisjoli. On y retrouve aussi des coffrets.

« Il y a environ trois ans, j’ai dit à Antonin que ce serait l’fun qu’il fasse une collection. Quand j’étais jeune, j’étais un collectionneur : des épinglettes, des macarons... Les jeunes aujourd’hui ne collectionnent plus rien. Ça permet d’inculquer de bonnes valeurs, comme la patience et la persévérance (...) J’ai l’âme d’un collectionneur, je trippe autant que lui! »

C’est en apercevant une distributrice à l’allure du personnage Thor d’Avenger qu’Antonin a eu l’idée du projet, raconte ce dernier. Il a déjà fait une présentation à l’école sur son initiative et il semblait avoir surpris ses camarades de classe : personne n’avait jamais vu ça. « Quand on dit qu’on collectionne les distributrices PEZ, les gens nous regardent avec des points d’interrogation dans les yeux », commente Pascal Roussel.

Le père de famille, enseignant au Tournesol à Windsor, estime que son fils et lui ont probablement acquis tout ce qui se trouve au Québec, de sorte qu’ils se tournent vers l’extérieur pour obtenir de nouveaux items : ils achètent notamment sur eBay ou encore lorsqu’ils sont en voyage. Le modèle d’Astérix, par exemple, a été commandé d’Europe, et un autre de la Chine.

Le père se promet d’ailleurs de jeter un coup d’œil au Mexique lors de ses prochaines vacances. « Je suis allé en Grèce cet été. J’en ai cherché, mais je n’en trouvais pas. »

D’ailleurs, souligne M. Roussel, la formation de la collection a ralenti. « C’est de plus en plus difficile à trouver. » Le duo peut parfois mettre la main sur de nouveaux items lorsqu’un nouveau film d’animation sort sur le marché, par exemple, et que PEZ conçoit de nouvelles distributrices.

Lorsqu’il arrive à en dénicher, Pascal Roussel met la distributrice dans le four à micro-ondes... et son garçon a la surprise lorsqu’il ouvre la porte. « Je lui dis que le PEZ Noël est passé », lance le père en souriant.

Les collectionneurs comme les Roussel semblent rares au Québec : sur la page Facebook PEZ du Québec, on ne compte que huit collectionneurs, raconte M. Roussel. Toutefois, ils seraient assez nombreux à travers le monde. Échanger des items avec d’autres collectionneurs pourrait d’ailleurs être une avenue pour acquérir de nouveaux objets. Pascal Roussel dit ne pas être en mesure de chiffrer la valeur de la collection.

Ce n’est pas les bonbons qu’ils contiennent, mais bien les objets en soi qui suscitent l’intérêt des Roussel, selon le père de famille. Antonin a d’ailleurs une boîte comptant de nombreux sachets de bonbons qui viennent souvent avec la distributrice. Parfois, raconte Pascal Roussel, lorsqu’il n’est plus certain qu’il a déjà un modèle à la maison, il fait appel à la mémoire de la grande sœur d’Antonin pour être certain qu’il ne l’a pas déjà.