Cliniques d’hiver : le CIUSSS modulera les horaires

Le CIUSSS de L’Estrie – CHUS emboitera le pas du gouvernement dans sa volonté d’ouvrir des « cliniques d'hiver » pour désengorger les urgences.

On prévient toutefois qu’il n’est pas question d’ouvrir de nouveaux locaux pour répondre à la demande faite mardi par la ministre de la Santé, Danielle McCann.

On misera sur les ressources et équipements en place dans les cliniques existantes, explique Sylvie Vallières, conseillère-cadre aux communications. «On parle d’ajouts de plage horaire, dit-elle à La Tribune. Pas d’ajout de médecins.»

«Nous prévoyons  moduler les horaires pour répondre aux besoins des patients. Nous allons voir par exemple s’il est possible de retarder des rendez-vous non urgents pour que les médecins puissent prendre quelques patients de plus.»

La direction du CIUSSS a informé les équipes concernées au cours des dernières heures, ajoute Mme Vallières.

Le but est de demander aux gens d’éviter les urgences, insiste la porte-parole. «On ne va pas aux urgences pour un gros rhume», résume-t-elle.

«Nous demandons aussi aux gens de ne pas hésiter à consulter leur pharmacien. Ils peuvent offrir des services et des conseils qui aident les gens. Ils peuvent même prescrire des médicaments.»

Mardi, la ministre McCann a expliqué plusieurs groupes de médecine familiale (GMF), des CLSC et d’autres établissements de santé allaient prolonger leurs heures d'ouverture afin d'accueillir le surplus de patients. Ces cliniques existantes doivent offrir davantage de disponibilité, de médecins, d'infirmières, a-t-elle soutenu. Elles pourront accueillir des gens présentant des problématiques mineures comme la gastro, la grippe ou autres maux pour lesquels les gens n'ont pas besoin d'aller à l'urgence.

Dans l’ensemble, l’Estrie s’en tire relativement bien depuis le début de la saison de la grippe, par rapport à d’autres régions de la province. Le taux d’occupation des urgences varie continuellement, fait remarquer  Sylvie Vallières.

Mercredi avant-midi, l’urgence de l’hôpital de Fleurimont a été sous forte pression. Toutefois, des urgences d’autres hôpitaux de la région estrienne étaient moins occupées.

Celle de Granby connaît toutefois un achalandage soutenu et problématique depuis plusieurs jours.