Denis Simard, coordonnateur au partenariat syndical-patronal et affaires juridiques, Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques, et Vicky Ouellet, présidente du SPACEC-CSN, ont dévoilé le résultat du vote en faveur de l'entente de principe intervenue entre le CIUSSS de l'Estrie et son personnel de bureau.

CIUSSS de l'Estrie : entente de principe approuvée à 86%

Les 2300 membres du Syndicat du personnel administratif du CIUSSS de l’Estrie-CHUS-CSN (SPACEC-CSN) ont ratifié à 86 % l’entente de principe signé à quelques jours de la date butoir du 30 septembre dernier.

« Nous étions fiers de présenter l’entente de principe qui, selon nous, est à la hauteur des mandats qui nous avaient été confiés par nos membres. Nous faisons des gains sur plusieurs points, notamment sur l’aménagement des heures de travail, l’amélioration de l’accessibilité aux postes et un cadre limitatif quant aux déplacements sur le territoire », s’est réjoui Vicky Ouellet, présidente du SPACEC-CSN.

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« C’est avec un grand sentiment de fierté que nous avons appris que les membres ont accepté de ratifier l’entente de principe », a renchéri Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Les mesures prévues à cette nouvelle convention collective locale permettront notamment de stabiliser les équipes rapidement et d’avoir une plus grande flexibilité pour que l’employeur puisse atteindre ses objectifs.

« Dans l’ère du CIUSSS »

Cette nouvelle convention collective, comme celle qui a été signée mercredi avec les membres du Syndicat des professionnelles en soins des Cantons-de-l’Est-FIQ (SPSCE-FIQ), permettra au CIUSSS de l’Estrie-CHUS « d’entrer dans l’ère du CIUSSS » du côté de la gestion de ses ressources humaines.

« Jusqu’à présent, nous devions travailler avec toutes les anciennes conventions collectives, celles des 14 ex-établissements. Quand il y avait un affichage de poste, un employé de l’hôpital de Coaticook ne pouvait pas postuler dans un autre hôpital, comme celui de Magog, sans perdre son ancienneté », a cité en exemple Mme Paquette.

« Avec ces nouvelles conventions locales, nous venons d’abattre les murs entre les établissements », a-t-elle ajouté.

« Pour la gestion des listes de rappel, pour la dotation des postes, ce sera plus facile. Les employés vont pouvoir évoluer plus facilement dans notre organisation », a-t-elle nuancé.

Dans ce nouveau contexte, il est cependant risqué que des secteurs plus fragiles vivent un exode de leur personnel vers d’autres ex-établissements où les conditions de travail sont réputées pour être meilleures.

« C’est un risque que nous connaissons comme employeur effectivement. C’est à nous de travailler pour déployer des milieux de travail attractifs. Nous espérons aussi que cela aura un effet inverse et que des gens, qui ont connu une longue carrière dans un milieu, puissent être tentés de venir relever un défi dans un nouveau milieu », a expliqué Mme Paquette.

Par ailleurs, rappelons que le CIUSSS n’est toujours pas parvenu à une entente avec deux de ses quatre syndicats, soit l’APTS (Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, catégorie 4) et le SCFP (Syndicat canadien de la fonction publique, catégorie 2).

Les membres de l’APTS ont remis jeudi des « prix citrouille » à la direction du CIUSSS en leur demandant de revenir à la table des négociations en attendant qu’un médiateur soit nommé pour venir les accompagner à la table des négociations.

« Nous sommes volontaires pour retourner négocier avec les membres de l’APTS, mais avec la présence d’un médiateur. Nous avons bien analysé les constats après presque 50 rencontres de négociations et pour le bien du public, nous croyons qu’il est nécessaire de poursuivre les négociations avec un médiateur », a-t-elle ajouté.