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Les vitres de quatre véhicules de TVA Sherbrooke ont été fracassées.
Les vitres de quatre véhicules de TVA Sherbrooke ont été fracassées.

Cinq véhicules de TVA-Sherbrooke vandalisés

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Des véhicules lettrés à l’effigie de TVA-Sherbrooke ont été vandalisés dans la nuit de mercredi à jeudi dans le stationnement de la station d’information régionale.

Les vitres de cinq véhicules ont été fracassées au 3330, rue King Ouest.

Cet acte de vandalisme sur des véhicules du média d’information estrien du groupe Quebecor surprend son directeur de l’information, Serge Roux.

« Pour nous, c’est un geste isolé. Nous ne faisons pas de lecture particulière de cet incident. Nous n’avons reçu aucun message avant ou après cet événement. C’est un acte de vandalisme comme il aurait pu se produire sur des véhicules dans un quartier », estime le directeur de l’information de TVA-Sherbrooke

Ce dernier soutient que cet acte de vandalisme ne changera rien au travail journalistique de qualité qui s’effectue jour après jour à TVA-Sherbrooke. 

« Nous ne changerons pas nos façons de faire ou de travailler. Il n’y a pas eu de menaces contre TVA ou contre nos employés », mentionne Serge Roux.

Il explique que la surveillance de l’édifice va être accentuée.

« Nous allons ajouter de la surveillance tant à Sherbrooke qu’aux édifices de toutes les stations régionales en soirée et la nuit. Une personne va assurer la surveillance », confirme Serge Roux.

Les actes de vandalisme sont survenus  dans la nuit de mercredi à jeudi dans le stationnement de la station de télévision régionale.

Dans la nuit du 22 au 23 décembre dernier, deux véhicules avaient été incendiés dans le stationnement de la station TVA, à Chicoutimi. Un homme âgé d’une trentaine d’années avait été arrêté dans le cadre de cette affaire.

« Je ne connais pas le contexte de ce qui s’est passé à Saguenay, mais je ne crois pas que l’on puisse faire de lien », indique le directeur de l’information à TVA-Sherbrooke.

Le Service de police de Sherbrooke a ouvert une enquête concernant cet acte de vandalisme.

« Nous sommes allés prendre la déposition. C’est la première fois que nous enquêtons sur un acte de vandalisme concernant des véhicules lettrés d’un média », explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

La présidente de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec en Estrie (FPJQ-Estrie), Marie-Eve Lacas, a réagi à cet acte de vandalisme à TVA-Sherbrooke.

« S’il s’agit d’un acte délibéré envers le travail des journalistes de TVA Sherbrooke, nous tenons à dénoncer cette situation. Il serait inadmissible que des individus commencent à s’en prendre aux médias qui font un travail exigeant et essentiel en cette période difficile pour tous. C’est non seulement regrettable, si tel est le cas, c’est aussi très inquiétant. Nous invitons nos membres à nous faire part de tout geste déplacé ou menace reçue. Les menaces et l’intimidation n’ont pas leur place dans notre société démocratique », rappelle la présidente de la FPJQ-Estrie.