Le maire sortant, Bernard Sévigny, aura quatre opposants lors des prochaines élections municipales. Il s’agit de Steve Lussier, Hélène Pigot, de Sherbrooke Citoyen, Denis Pellerin et Patrick Tétreault.

Cinq options pour la mairie

Ils seront finalement cinq à briguer la mairie à Sherbrooke. Aux candidats déjà connus, Bernard Sévigny, du Renouveau sherbrookois, Hélène Pigot, de Sherbrooke Citoyen, Steve Lussier et Patrick Tétreault, s’ajoute Denis Pellerin, qui avait manifesté ses intentions dans la dernière semaine.

M. Pellerin, un habitué du conseil municipal, a profité de la dernière journée des mises en candidature, vendredi, pour déposer officiellement son bulletin de candidature. Il s’agit d’une troisième tentative pour l’ingénieur de formation, qui avait récolté 14 % des suffrages en 2013. Il avait pris le deuxième rang dans une course inégale où le maire Bernard Sévigny était sorti vainqueur avec 73 % des votes.

« Je ne suis pas un candidat de selfies. Je suis un gars d’idées. Comme les idées n’ont pas évolué beaucoup depuis huit ans, mes engagements vont se ressembler. Il sera question d’une gestion plus serrée, d’avoir des plans d’affaires pour les différents projets, chose qu’on n’a pas souvent vue depuis huit ans. Je relisais mon programme de 2009 et 80 % s’appliquent encore. Par exemple, le plan de transport n’a pas avancé. Il y a une replanification à faire pour aller plus loin », commente M. Pellerin.

En 2013, Bernard Sévigny avait refusé de débattre avec ses opposants, ne les jugeant pas assez crédibles. Il avait entre autres utilisé le mot « bouffon » pour qualifier ses opposants. « Je pense qu’il n’aura pas le choix de nous prendre plus au sérieux. Ce serait monstrueux s’il ne voulait pas faire des débats. Les gens sont tannés de la langue de bois et des projets dispendieux sans plan d’affaires. »

Le maire sortant maintient sa perception de 2013. « Nous avons des profils qui sont suffisamment... je ne parlerai pas de sérieux, mais avec qui on va pouvoir effectivement débattre, ce qui n’était pas le cas en 2013 », dit Bernard Sévigny.

M. Sévigny ne voit pas le nombre de candidatures comme un mécontentement face à son travail. « Le poste suscite de l’intérêt. Le fait qu’il y ait deux formations politiques fait que c’est très différent de 2009 et 2013. Les candidatures sont variées. Ça permettra d’avoir des visions et des idées différentes. Il y aura quelques débats. C’est la démocratie qui sera bien servie. Je pense que ce sera une campagne correcte, propre, et ça devrait être intéressant pour les électeurs. »

Bernard Sévigny ne croit pas qu’une multiplication des candidats avantage un élu sortant. « Personne n’est assuré de son poste. Il risque d’y avoir des surprises. » Il estime néanmoins qu’une majorité est possible pour sa formation politique.

Steve Lussier, lui, s’attendait même à un sixième candidat à la mairie. « Nous aurons chacun nos points de vue. J’ai un beau programme à présenter. Je l’ai adapté au cours des six derniers mois parce que j’ai rencontré tellement de monde. Je suis préparé. Je me suis bien affiché. J’étais peut-être moins connu du public, mais je pense avoir ma place dans la course. Pour être maire de Sherbrooke, je vais faire ma place. »

M. Lussier espère un conseil où il y aura une majorité d’indépendants. « La démocratie, ce n’est pas un chef qui dit ses idées aux autres qui les appliquent. C’est insensé d’avoir un parti dans une ville comme Sherbrooke. »

La chef de Sherbrooke Citoyen, Hélène Pigot, trouve intéressante la présence de cinq aspirants maires pour la multitude des idées. « Je suis contente d’offrir une alternative aux Sherbrookois. Avoir un débat d’idées est important. La démocratie en sortira gagnante. »

La division du vote avantagera-t-elle le parti au pouvoir ou les nouveaux visages? « Je ne suis pas si tacticienne que ça. Je ne sais pas. Nous proposerons des idées nouvelles aux Sherbrookois et ils vont nous comprendre. Nous travaillons fort pour obtenir une majorité. »

Les élections municipales se tiendront le 5 novembre. Le vote par anticipation, lui, est prévu le 29 octobre. Sherbrooke compte 120 909 électeurs. En 2013, le taux de participation était de 42 % à Sherbrooke.