Pour la première fois, cinq doctorants de l’Université de Sherbrooke sont récompensés dans la même année avec les bourses d’études supérieures du Canada Vanier.
Pour la première fois, cinq doctorants de l’Université de Sherbrooke sont récompensés dans la même année avec les bourses d’études supérieures du Canada Vanier.

Cinq doctorants de l’UdeS parmi les meilleurs au monde

L’Université de Sherbrooke rayonne à l’international grâce au prestigieux concours de bourses d’études supérieures du Canada Vanier (BESC Vanier). Un nombre record de quatre doctorantes et un doctorant de l’UdeS se sont vu décerner une bourse de 50 000 $ par année pendant trois ans. 

Depuis 2008, les BESC Vanier récompensent les candidats au doctorat dans les universités canadiennes qui excellent au niveau académique en plus d’avoir de remarquables compétences en leadership et un potentiel de recherche impressionnant. 

« C’est un beau succès pour l’université et surtout pour nos étudiantes et nos étudiants. Cette récompense est d’une grande aide pour leur future carrière! Il faut être fier de notre USherbrooke », affirme le professeur Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures.

Il note que dans les dernières années, il y avait un lauréat par année, rarement deux. Le total de cinq candidats sélectionnés est donc remarquable. 

« Personnellement, je trouve que c’est une mesure du travail qu’on a fait comme université depuis trois ans. Le développement de la recherche et des études supérieures est devenu une priorité. On a le vent dans les voiles », explique M. Perreault, convaincu que l’UdeS accueille des étudiants d’une qualité exceptionnelle. 

« Nos étudiantes et étudiants en recherche performent et sont de calibre mondial. Voici une manifestation éloquente de la vitalité de la recherche à l’UdeS, qui connaît une effervescence sans précédent depuis les dernières années. Il s’agit d’un investissement majeur dans la relève scientifique dont le pays a grandement besoin pour relever les défis économiques qu’il doit affronter. C’est également une contribution substantielle à l’économie régionale », mentionne le professeur dans un communiqué.

Des projets novateurs

Pour l’année 2019-2020, les bénéficiaires sont issus des domaines de la physique, de la psychologie, du génie électrique, de la santé communautaire et de la chimie.  

Chaque projet est complètement différent : Chloé-Aminata Gauvin-Ndiaye travaille sur des méthodes pour inclure l’effet du magnétisme sur les propriétés des matériaux. Isabelle Lessard analyse le rôle protecteur de l’intimité dans les couples, alors que Hughes La Vigne souhaite préserver la biodiversité à l’aide de drones cueilleurs. Caroline Leblanc, quant à elle, tente de comprendre le point de vue des personnes itinérantes qui n’accèdent pas aux refuges d’urgence et d’évaluer les effets sur leur santé, et finalement, Josée Maurais étudie les réactions chimiques hétérogènes du dioxyde d’azote (NO2) sur la glace dans des conditions contrôlées pour imiter celles rencontrées en milieu naturel.

« Je suis incroyablement reconnaissante. C’est vraiment un gros coup de pouce et c’est très valorisant de savoir que tous mes efforts et mes implications sont récompensés. Ça prouve que j’ai pris les bonnes décisions et que j’ai bien fait de m’impliquer autant », exprime Josée Maurais, étudiante au doctorat en chimie, qui a d’ailleurs complété son baccalauréat et sa maîtrise à l’UdeS également. 

Mme Maurais explique que le dioxyde d’azote (NO2) est un polluant très commun expulsé en grande quantité notamment par les voitures et les industries. Ce polluant migre dans l’atmosphère avant d’être absorbé par la glace, ce qui engendre des conséquences sur la qualité de l’air et la fonte des bancs neigeux par exemple. Elle étudie donc l’effet du NO2 sur la glace dans des conditions contrôlées.