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Une enquête de la Banque du Canada a révélé que 30 % des Canadiens ne remboursent pas la totalité du solde de leur carte de crédit chaque mois.
Une enquête de la Banque du Canada a révélé que 30 % des Canadiens ne remboursent pas la totalité du solde de leur carte de crédit chaque mois.

Cinq choses à savoir sur le crédit

Simon Roberge
Simon Roberge
La Tribune
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Le crédit est de plus en plus facile à obtenir. Chaque grande chaîne propose sa carte de crédit et il est possible d’acheter à peu près tout avec des paiements mensuels qui s’étirent sur des années. À cela s’ajoutent l’hypothèque et le prêt pour l’auto. Dans ce contexte, il n’est pas nécessairement évident de s’y retrouver et d’avoir une bonne approche face au crédit. Voici cinq choses à savoir qui vous aideront à y voir plus clair.

1. Il est primordial de payer son solde chaque mois

Une enquête de la Banque du Canada a révélé que 30 % des Canadiens ne remboursent pas la totalité du solde de leur carte de crédit chaque mois. Certaines cartes de crédit offrent des taux d’intérêt « bas » à 13 %, mais la plupart tournent autour de 20 % alors que certaines vont jusqu’à 30 %.

« Si on paye juste le minimum, ça ne va pas affecter la cote de crédit, mais les intérêts continuent à s’accumuler, explique Claudia Champagne, professeure titulaire de finance à l’École de gestion de l’Université de Sherbrooke. Si on continue à utiliser la carte, on ne s’en sortira jamais. On va payer le sofa très cher. »

Claudia Champagne conseille notamment de prendre un prêt ou d’utiliser une marge de crédit si on pense ne pas être en mesure de payer tout ce qu’on met sur notre carte de crédit.

2. On devient plus vulnérable

Le crédit est souvent sournois. Un petit paiement à gauche et un autre à droite peuvent bien vite devenir hors de contrôle. Individuellement, ils ne sont pas très élevés, mais mis en commun, ils peuvent former un montant significatif. Quand tout va bien, la plupart des gens sont en mesure de faire tous leurs paiements, mais chaque recours au crédit rend une personne plus vulnérable aux changements. Une perte d’emploi, une dépense inattendue ou une augmentation soudaine des taux d’intérêt peuvent tout d’un coup rendre certains paiements très difficiles à faire.

« Il faut essayer d’imaginer des scénarios pessimistes et voir comment on ferait face à ces situations, explique Claudia Champagne. Le conseil de base est de faire un budget. »

3. Faut-il courir les récompenses?

Selon une étude de l’Association des banquiers canadiens près des trois quarts des Canadiens (72 %) détiennent au moins une carte de crédit associée à un programme de récompense.

Chaque détaillant ou presque offre sa carte de crédit qui promet des avantages. Il est donc bien facile de rapidement se retrouver avec plusieurs cartes de crédit. Et ce n’est pas quelque chose qui est nécessairement recommandé.

« Si la personne est très assidue et veut être certaine de bénéficier des avantages, ça peut valoir la peine, explique Mme Champagne. Elle va chercher les avantages de la carte sans les inconvénients. Mais les petits points qu’on peut accumuler ne compenseront jamais les taux d’intérêt. Les cartes de magasins sont habituellement celles qui ont les taux d’intérêt les plus élevés donc à moins d’être très assidu je ne recommande pas de commencer à accumuler les cartes. »

4. Il n’y a pas nécessairement de limite à respecter

Il n’existe pas selon Mme Champagne de limite d’endettement ou de crédit à ne pas dépasser. En fait, la limite acceptable sera différente d’une personne à l’autre.

« Un bon niveau d’endettement est un niveau qui permet de rembourser sans se priver des choses essentielles, explique-t-elle. Une bonne dette, c’est une dette qu’on peut payer. Il n’y a pas de règle de pourcentage. »

De plus, l’utilisation du crédit n’est pas fondamentalement mauvaise.

« Si on utilise la carte de crédit parce que c’est pratique et facile et qu’on paye notre compte chaque mois, ce n’est pas un problème, au contraire. Ce qui est problématique, c’est de trop s’endetter pour de mauvaises raisons. »

5. Il ne faut pas avoir peur de demander de l’aide

Avec l’hypothèque, les cartes de crédit et tous les autres paiements qui peuvent s’ajouter, il peut être facile de perdre le contrôle et de dépenser de l’argent que l’on n’a pas. La première chose à faire est de ne pas avoir peur de demander de l’aide.

« Le conseil numéro 1 est d’aller voir un expert en consolidation de dette, résume Mme Champagne. Au lieu de payer 20 % d’intérêt à gauche et à droite, ils vont consolider ça pour avoir un seul paiement avec moins d’intérêt pour avoir une chance de le rembourser. Sinon on est dans un cycle infernal. Quand on commence à être stressé de recevoir des téléphones des banques, c’est peut-être le temps d’aller chercher de l’aide. »