L’incendie survenu samedi soir sur la rue Dubé aurait été allumé par des cendres chaudes, indique le SPCIS.
L’incendie survenu samedi soir sur la rue Dubé aurait été allumé par des cendres chaudes, indique le SPCIS.

Cinq à six incendies causés par des cendres chaudes par année

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
L’incendie survenu samedi soir sur la rue Dubé démontre à nouveau qu’il faut se montrer très prudent en ce qui concerne l’entreposage des cendres chaudes.

Au Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPCIS), on constate qu’il y a encore du travail à faire pour sensibiliser la population.

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« Quand on veut disposer de cendres chaudes, il faut les sortir à l’extérieur et les déposer dans un contenant fait d’une matière incombustible, comme une chaudière de métal, idéalement avec un couvercle, explique François Drogue, inspecteur au SPCIS. On peut s’en procurer fait spécialement pour ce genre d’utilisation. »

« On place la chaudière à au moins un mètre d’un bâtiment. Autre conseil : on peut prendre de la neige et la déposer sur les cendres. S’il y a des tisons, la chaleur fera fondre la neige et refroidira les cendres. »

Rappelons qu’un incendie a mobilisé des pompiers, samedi soir sur la rue Dubé. La thèse des cendres chaudes déposées à l’extérieur a été retenue pour expliquer le brasier. Les flammes se sont attaquées à l’extérieur de la résidence unifamiliale située dans le secteur Fleurimont.

On doit garder les cendres dans le contenant pendant une période de sept jours. « Si on bouge les cendres avant sept jours, ça peut donner de l’air aux tisons et le risque de reprendre en feu est là », dit M. Drogue.

« Après on peut mettre les cendres dans le compost. Encore là, on demande aux gens de placer leur bac à au moins un mètre d’un bâtiment. Ils sont souvent recouverts de bois ou de vinyle et c’est dangereux. »

Le SPCIS tient des statistiques concernant ce genre d’incendie. Depuis 2016, mentionne François Drogue, on a répertorié de cinq à six incendies causés par des braises ou des cendres chaudes chaque année.

« C’est assez récurrent pour faire passer un message de prévention », dit-il.