Portrait de Christine Labrie candidate de QS dans Sherbrooke. Avec ses enfants, du plus jeune au plus vieux : Eva, Samuel et Ulysse Lamarre ainsi que son conjoint, Mathieu Poulin-Lamarre.

Christine Labrie : faire bouger les choses

La conciliation travail-famille, Christine Labrie s’y est plongée assez rapidement. La candidate de Québec solidaire (QS) était cégépienne lorsqu’elle a eu son premier fils. L’arrivée d’Ulysse ne l’a pas empêchée de mener de front des études universitaires — où elle s’est distinguée en recevant la prestigieuse Bourse Vanier — et d’avoir deux autres enfants. À 30 ans, cette chargée de cours de l’Université de Sherbrooke souhaite se servir de la politique comme levier pour faire bouger les choses, notamment sur le plan environnemental et pour améliorer les conditions de vie de la population.

La liste des activités de Christine Labrie peut donner le tournis : la maman de trois enfants réalise actuellement un doctorat à l’Université d’Ottawa, tout en enseignant à l’UdeS. À travers tout ça, elle multiplie les engagements dans différentes sphères d’activités.  

Lorsque Ulysse, aujourd’hui âgé de 10 ans, s’est pointé le bout du nez, il était hors de question de stopper les études. « Je sais à quel point c’est important d’avoir des parents scolarisés et je voulais donner l’exemple à mes enfants. On a persévéré tous les deux (son conjoint Mathieu Poulin-Lamarre); il n’y a pas eu d’interruption (pendant les études). Quand je suis rentrée à l’université, Ulysse avait quelques mois. J’ai eu mes deux autres pendant mon baccalauréat. Quand j’ai commencé la maîtrise, j’avais mes trois enfants », précise la porte-parole en éducation postsecondaire pour QS. Elle dit d’ailleurs prendre son rôle très à cœur et y voit l’occasion de défendre le réseau de l’éducation.

Dans le cadre de son doctorat, elle mène une recherche sur les femmes qui ont donné des enfants en adoption entre 1945 et 1979.

Au cours des dernières semaines, Christine Labrie a accueilli à plus d’une reprise dans Sherbrooke les porte-parole de QS, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois.

Christine Labrie convient qu’il peut-être difficile pour une femme de se lancer en politique, compte tenu des contraintes avec lesquelles elle doit composer. Elle souhaite faire entendre sa voix pour les autres femmes également.

« Je suis dans une position où j’ai une situation familiale, un entourage qui me permet de me soutenir dans mon projet de me présenter comme candidate. J’ai décidé de le faire pour aller porter ces enjeux-là plus haut. J’ai du soutien, je peux me permettre de le faire. Je veux porter la voix des autres femmes qui ne réussissent pas en ce moment à sortir la tête de l’eau (...) J’ai la chance de vivre dans une famille où la charge mentale est très bien répartie. C’est facilitant pour moi de pouvoir faire confiance, de savoir que tout continue de tourner à la maison. Les enfants, aussi, sont habitués d’avoir des parents super impliqués », dit celle qui a défendu les couleurs de Sherbrooke citoyen lors des dernières élections municipales.

Christine Labrie et son conjoint ont toujours été impliqués dans différentes sphères d’activités et une fois les enfants arrivés, ils ont continué à le faire, souligne-t-elle.

« La roue continue de tourner avec cette campagne. Ils savent qu’on fait ça pour eux. »

L’universitaire voit la politique comme un outil. « Il y a plusieurs façons de travailler à améliorer la société, de s’engager. J’en ai essayé d’autres avant : l’engagement comme bénévole dans les organismes communautaires, le militantisme étudiant, je fais ma part aussi comme chercheuse en études féministes. Il y a plein de façons de s’engager à améliorer la vie des gens. J’étais rendue à essayer la politique, parce que ça prend aussi des alliés à l’Assemblée nationale pour toutes ces personnes qui travaillent sur d’autres façons. Il n’y a pas une façon meilleure qu’une autre pour changer la société : la politique fait partie de ces outils-là. » Elle s’investit entre autres dans Sherbrooke en transition et Marraine Tendresse.

L’environnement est un thème récurrent pour la candidate de QS dans Sherbrooke, et l’éducation est un enjeu qu’elle fait ressortir à plusieurs reprises. Elle souligne l’importance d’augmenter le revenu moyen par ménage et de développer l’offre de transport en commun. Le but ultime, pour la candidate, est d’améliorer la qualité de vie de la population.

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