La nouvelle règlementation encadrant les chiens au Québec ne va pas assez loin en ce qui concerne la prévention. signale la Société de protection des animaux de l’Estrie.
La nouvelle règlementation encadrant les chiens au Québec ne va pas assez loin en ce qui concerne la prévention. signale la Société de protection des animaux de l’Estrie.

Chiens dangereux: la SPA aurait aimé plus de prévention

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
La nouvelle règlementation encadrant les chiens au Québec, entrée en vigueur mardi, ne va pas assez loin en ce qui concerne la prévention.

La Société de protection des animaux (SPA) de l’Estrie aurait aimé qu’un volet prévention accompagne la nouvelle méthode du gouvernement Legault pour lutter contre les chiens dangereux.

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Selon la porte-parole de la SPA de l’Estrie, Marie-Pierre Quirion, la nouvelle règlementation est « correcte », mais elle implique que les propriétaires de chien collaborent, dit-elle.

« Il manque un volet de prévention pour viser une meilleure harmonie entre les humains et les animaux. Il ne faut pas s’attaquer au problème une fois que l’accident a eu lieu. »

Le nouveau règlement stipule que tous les propriétaires de chien devront notamment les enregistrer auprès de leur municipalité. Les chiens qui causent des blessures par morsure seront signalés au gouvernement. Ce sont les municipalités qui devront faire appliquer les mesures.

Dans nos pages de samedi, Leo Joy, le mari de Dominique Alain, cette femme qui a été attaquée violemment par des chiens à Potton l’an dernier, croit que la méthode du gouvernement pour lutter contre les chiens dangereux n’est pas suffisante. Il préconise l’ajout de couches de sécurité supplémentaires. Il croit que les municipalités ne seront pas en mesure d’empêcher des attaques comme celle dont sa conjointe a été victime.

Travailler en amont

Selon Mme Quirion, on devrait par exemple être en mesure de faire de la sensibilisation dans les écoles, d’offrir des cours de dressage et de comportement animal.

« Il faut travailler en amont », ajoute-t-elle.

« Il faut travailler en prévention et en éducation, sensibiliser les propriétaires de chien sur leurs responsabilités au contrôle de l’animal. »

La SPA de l’Estrie, qui dessert 34 municipalités de la région, dont Sherbrooke, ne prévoit pas pour le moment engager du personnel pour répondre aux besoins créés par la nouvelle règlementation. On attend de recevoir le guide d’application du nouveau règlement. « Actuellement, nous pensons pouvoir nous en sortir avec les effectifs en place, assure Marie-Pierre Quirion. Nous avons déjà mis des choses en place. »

« Les gens ont trois mois pour enregistrer leur animal. C’est pour tous les propriétaires de chien. Nous pensions recevoir le guide avant aujourd’hui (mardi). »