Jean Charest

Chèque de 3000 $: Charest nie tout, selon Philippe Couillard

Jean Charest assure n'avoir jamais reçu de chèque de 3000 $ des mains d'un lobbyiste. C'est du moins ce que rapporte l'actuel chef libéral, Philippe Couillard, qui lui a parlé mercredi, à la suite des révélations stupéfiantes de la Commission Charbonneau.
<p>Philippe Couillard</p>
En effet, c'est la première fois que le nom de l'ancien premier ministre est évoqué à la commission d'enquête. C'est le témoignage de Louis-Pierre Lafortune qui le met en cause. Lafortune est l'ex-vice-président des Grues Guay qui a été accusé de gangstérisme au terme de l'opération Diligence.
Dans son témoignage, qui était interdit de publication jusqu'à mercredi, on apprend qu'un lobbyiste a versé un chèque de 3000 $ à l'Association libérale de Sherbrooke, circonscription dont le député était Jean Charest à l'époque.
Le chèque a été fait à quelques jours des élections générales de décembre 2008. Il était signé par le chef de la direction financière du fabricant d'éoliennes AAER, Jean-Robert Pronovost.
Lafortune avait investi 200 000 $ dans la compagnie, qui s'était installée dans l'ancienne usine Hyundai de Bromont. Toujours selon le témoignage de Lafortune, le lobbyiste dont on ne peut révéler l'identité a confirmé avoir remis le chèque à M. Charest.
Toutefois, aucun projet d'AAER n'a finalement été retenu par le gouvernement Charest. L'entreprise a fait faillite en 2010.
Au terme d'un caucus tenu à Saint-Félicien, le chef libéral Philippe Couillard a tenu à réagir. Avant de venir parler à la presse, il a dit avoir parlé à M. Charest, qui nie catégoriquement avoir reçu quoi que ce soit de Lafortune ou de qui que ce soit d'autre.