Le projet initial du Domaine de la vallée d’Orford ne pourra vraisemblablement pas voir le jour avec 50 maisons.
Le projet initial du Domaine de la vallée d’Orford ne pourra vraisemblablement pas voir le jour avec 50 maisons.

Chemin Rhéaume: le promoteur n’abandonne pas le projet

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Christian Pépin, un des promoteurs du Domaine de la vallée d’Orford, ce projet controversé de 50 maisons dans le secteur du chemin Rhéaume, a reçu avec déception la décision de la Commission municipale du Québec prononcée mardi : le règlement d’urbanisme de la Ville de Sherbrooke ne respecte pas le schéma d’aménagement et de développement révisé. 

Si son projet risque d’être retardé d’au moins un an, il ne perd pas espoir de pouvoir construire des résidences sur son terrain.

« La Ville est en train de regarder les possibilités. C’est sûr que notre projet aura lieu. Ce qu’on a compris, c’est que le juge n’accepte pas que le nombre de maisons soit trop fois plus élevé que les 18 approuvées en 1998. Il y a probablement moyen d’avoir un nombre de lots raisonnable. C’est ce que nous négocierons avec la Ville. Ce n’est pas de notre faute sur le projet n’a pas passé. Nous avons fait tout ce qui nous était demandé. C’est à la Ville de voir comment on peut régler cette situation », dit M. Pépin. 

Le promoteur dit avoir parlé avec un directeur de la Ville de Sherbrooke, qui étudie selon lui trois ou quatre options différentes. 

« J’ai encore confiance qu’on peut faire quelque chose. Nous avons toujours bien travaillé avec la Ville. Nous serions ouverts à vendre le terrain si on nous présentait une offre. Pour le moment, nous avons perdu une bagarre, mais nous n’avons pas perdu la guerre. »


« Ça fait quatre ans qu’on travaille là-dessus. »
Christian Pépin

Christian Pépin ajoute que plus le projet est retardé, plus son partenaire d’affaires et lui perdent de l’argent. 

« Ça fait quatre ans qu’on travaille là-dessus. On perdra encore au moins un an. On pourrait peut-être agrandir les terrains pour avoir un nombre de lots acceptable. À 18 lots, ce ne serait pas rentable, mais on regarde si on peut faire accepter un nombre plus élevé. On veut voir avec la Ville à partir de combien de lots le juge trouverait le projet acceptable. »

Selon les informations obtenues par La Tribune, le jugement rendu par le juge Alain R. Roy a été envoyé à tous les élus mercredi matin. 

Au Service des communications, on rapporte que le Service des affaires juridiques analyse le jugement et que de nouvelles informations pourraient être communiquées jeudi.