Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Chantal L’Espérance prendra sa retraite à la fin du mandat.
Chantal L’Espérance prendra sa retraite à la fin du mandat.

Chantal L’Espérance prendra bientôt sa retraite

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Article réservé aux abonnés
Une vétérane du conseil municipal de Sherbrooke, la conseillère Chantal L’Espérance, prendra sa retraite après 23 ans de service à Sherbrooke.

L’élue en a fait l’annonce au dernier conseil municipal. « C’est toujours une décision difficile de mettre fin à sa carrière politique, mais au lendemain du 7 novembre, ce sera un nouveau départ pour moi », a-t-elle mentionné en début de nuit, lundi, remerciant ses proches avec de l’émotion dans la voix.

Selon elle, la vie politique est très exigeante et se fait souvent au détriment la vie personnelle. « Surtout lorsque comme moi, on désire faire ce travail avec rigueur et détermination. [...] J’ai décidé de retourner à ma vie civile et de choisir mes proches qui ont accepté de me partager durant toutes ces années. Je partirai le 7 novembre prochain avec le sentiment du devoir accompli », a-t-elle indiqué dans son annonce.

« Je me suis rappelée du premier novembre 1998 où j’ai été élue pour la première fois et tout le parcours accompli au cours des six mandats que la population m’a confiés en me réélisant chaque fois », a-t-elle expliqué à ses collègues.

« Quand on se lance en politique, c’est parce qu’on a envie de contribuer à changer les choses, a-t-elle continué. À faire les choses autrement pour permettre à nos citoyens de vivre dans une ville harmonieuse, prospère, où le bien-être et la sécurité de ceux-ci deviennent notre priorité. »

« Puis au fur et à mesure des élections, le contact avec nos gens devient de plus en plus proche. C’est alors qu’on prend la pleine mesure de ce que constitue un gouvernement de proximité. »

Les interventions en lien avec le domaine Howard et la sauvegarde de la maison bleue, tout comme la création du parc de l’ancienne prison, sont des éléments de fierté pour l’élue, qui terminera son présent mandat.

« J’aurai contribué à changer les choses, que ce soit avec la mise sur pied en 1999 du premier comité de l’environnement, qui est à l’origine du premier plan de gestion des matières résiduelles, incluant les écocentres », a estimé Mme L’Espérance, ajoutant qu’il serait plus simple de nommer les comités sur lesquels elle n’a pas siégé que le contraire. 

« J’ai siégé sur presque tous les comités et corporations de la ville! » a-t-elle confirmé.

« Que ce soit avec la mise sur pied du premier comité de la culture que j’ai présidé durant huit ans et qui a permis entre autres la réalisation du Centre des arts de la scène Jean-Besré, l’adoption en 2005 du plan directeur des équipements culturels dans lequel on retrouve plusieurs infrastructures culturelles qui ont vu le jour depuis, ainsi que Centre de diffusion enfance-jeunesse dont la réalisation est imminente », a-t-elle soutenu.

Hommages

Une pluie d’hommages des autres membres du conseil ont déboulé après l’annonce de Mme L’Espérance.

Rémi Demers se souviendra du grand sens du devoir de la future retraitée. « C’est monumental ce que tu as fait à la Ville de Sherbrooke. Avant tout, tu as toujours représenté les gens de ton district. Je vais aussi retenir ta grande cohérence. Pour les projets touristiques, tu y as toujours cru contre vents et marée. »

Karine Godbout a souligné le « grand sens des responsabilités » de Mme L’Espérance. « Bravo Mme L’Espérance pour votre grand engagement. Vous êtes très inspirante et avez touché à tout. Les petits nouveaux apprécient l’écoute et les mains tendues qui sont là pour nous accueillir, nous guider. Vous êtes une digne présidente de l’arrondissement des Nations. »

Vincent Boutin a qualifié Mme L’Espérance de « Eleanor Roosevelt de la politique municipale Sherbrookoise ». « Ton amour des jeunes et de ceux qui sont moins chanceux, je l’ai vu au comité tags et graffitis. Tu voulais leur donner une chance pour qu’ils puissent briser le cycle policier. »

Évelyne Beaudin se rappellera de la bienveillance de Chantal L’Espérance. « C’est notre livre d’histoire. C’était une présence rassurante comme nouvelle élue. Une chose qui me manque de nos réunions en présentiel, c’est que j’avais souvent l’occasion d’aller reconduire Chantal à la maison. On avait l’occasion de discuter de toutes sortes de sujets. Rendus devant la maison, on échangeait encore longtemps avant de se séparer. On partage beaucoup de points communs à l’extérieur de la politique, comme notre amour des animaux. »

Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a rappelé qu’il avait choisi la conseillère dans sa garde rapprochée lorsqu’il a pris les rênes de la ville en 2017. « Vous avez une expérience incomparable. 23 ans en politique, ce n’est pas rien. Je vous ai choisi comme mairesse suppléante durant mon mandat, ce dont je suis très fier. J’ai appris beaucoup avec vous. On a eu des hauts et des bas, ça n’a pas toujours été facile. On a surmonté ça ensemble et c’est grâce à votre calme. »

Pierre Avard estime que la conseillère est un modèle pour les femmes de tout âge.