Le maire de Sherbrooke Bernard Sévigny, Gilles Normand, président de la CSRS et Karine Vallières, députée de Richmond, ont pris part au lancement des travaux de construction de l’école C, ce lundi.

C’est parti pour l’école C

Elle était attendue depuis longtemps, elle va maintenant voir le jour. La première pelletée de terre a été donnée, lundi, pour donner le coup d’envoi aux travaux de l’école C. Si tout se déroule comme prévu, plus de 500 enfants feront leur entrée dans cet établissement à la rentrée 2018, aux côtés d’une trentaine d’employés.

Le terrain a été déboisé, et la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke espère que le bâtiment soit édifié cet automne. La finition aurait lieu ce printemps.
Le bâtiment d’une superficie de 4200 mètres carrés, qui s’apparentera aux écoles du Boisé-Fabi et des Aventuriers, comptera deux étages.
Au rez-de-chaussée, on retrouvera principalement les classes de maternelle et du premier cycle, le service de garde, l’administration, tandis que l’étage regroupera les classes de la troisième à la sixième année et la bibliothèque, a expliqué le président de la CSRS, Gilles Normand.
L’architecture des écoles des Aventuriers et du Boisé-Fabi a été conçue par Vincent Leclerc Architecte Inc, en consortium avec Espace Vital, c’est la même équipe pour l’école C.
Au début, raconte l’architecte Mariange Lefebvre de Vincent Leclerc Architecte Inc, son équipe avait été mandatée pour le rachat du plan de l’école B.
Le plan a cependant changé complètement depuis, notamment en raison de l’ajout d’un double gymnase et de l’aménagement du site. « On peut dire qu’environ 70 % est comme si c’était une nouvelle école, finalement. On ne parle plus d’une copie du plan initial », souligne Mme Lefevbre.
La future école sera située à l’angle de la rue Matisse et du boulevard René-Lévesque.

D’une superficie de 4200 mètres carrés, l’école C comptera deux étages, selon le modèle des écoles du Boisé-Fabi et des Aventuriers.

La sécurité d’abord
« Le plus particulier, pour l’école C, la première chose qu’on a traitée, c’était l’aménagement extérieur. Avec le carrefour giratoire tout juste à côté, l’un des points qui nous inquiétaient beaucoup, c’était la sécurité des enfants, souligne l’architecte. De la façon dont ça a été aménagé, on a une rue de service, qui dessert trois entrées distinctes. »
« On a éloigné toute circulation automobile le plus loin possible du carrefour giratoire. »
La rue Luce-Dufresne, prolongement de la rue Matisse, donnera accès à une voie de desserte. Celle-ci donnera accès au débarcadère pour les parents, au stationnement du personnel et au débarcadère d’autobus.
La zone asphaltée sera assez réduite, note Mme Lefebvre.
« Ce qui est de plus particulier et qu’on n’avait jamais fait avant, on a fait une classe verte, un aménagement en gradins à l’extérieur, qui pourrait permettre de donner les cours dehors, une classe à la fois. Au point haut de cet aménagement-là, on retrouve une pente qui a été faite pour que la classe verte et la pente se transforment en pente à glisser », explique Mme Lefebvre.
« Il y a une espèce de zone créative qui a été pensée dans la cour de récréation où ce sera une zone pour la gymnastique ou pour dessiner à l’extérieur; on a prévu des tableaux pour dessiner... »
L’ouverture de l’école C permettra de diminuer la pression démographique sur les écoles des Aventuriers et de la Maisonnée, qui ont des surplus de clientèle.
Le nouvel établissement desservira d’ailleurs le bassin d’élèves de ces deux écoles. Ce sont les élèves et l’équipe-école qui seront mis à contribution afin de trouver le nom officiel de la nouvelle école.
La CSRS a obtenu un financement du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) de près de 14,6 M$. La CSRS avait d’abord eu l’autorisation pour construire un édifice de 14 classes. Elle a ensuite fait une demande pour 21 classes, ce qui lui a finalement été accordé par Québec. La soumission reçue par la CSRS lors de l’appel d’offres s’est chiffrée à 1 M$ de moins que ce qui était anticipé, soit 9,9 M$ plutôt que 10,9 M$. Cette somme donnera une marge de manœuvre à la CSRS.