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Après 33 ans d’existence, l’École de bilinguisme de Sherbrooke fermera ses portes le 22 décembre.
Après 33 ans d’existence, l’École de bilinguisme de Sherbrooke fermera ses portes le 22 décembre.

C’est la fin pour l’École de bilinguisme de Sherbrooke

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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SHERBROOKE — C’est maintenant confirmé : après 33 ans d’existence, l’École de bilinguisme de Sherbrooke fermera ses portes le 22 décembre. Le propriétaire Jacques Danis en a fait l’annonce par courriel aux parents cette fin de semaine.

En dépit des démarches du fondateur et de certains parents, il ne sera pas possible de laisser les enfants terminer l’année scolaire. L’établissement de la rue Caron à Sherbrooke accueille environ 13 enfants de 4 ou 5 ans. Avant la COVID, il accueillait également différentes clientèles, des adultes et des adolescents.

C’est une inspection réalisée par le ministère de la Famille qui a mené ce dernier à réclamer un permis à l’établissement. La nouvelle avait créé une onde de choc chez les parents, qui doivent trouver un plan B dès janvier pour leurs enfants. 

Le MFA exigeait du propriétaire qu’il obtienne un permis ou encore qu’il transforme l’endroit en service de garde en milieu familial.

Cette dernière option aurait fait en sorte de devoir réduire le nombre d’enfants à six; le propriétaire aurait alors pu devenir éducateur. M. Danis souligne qu’à bientôt 68 ans, il n’a jamais enseigné à des enfants de cet âge et a toujours agi en tant qu’administrateur de l’école. Réduire le nombre d’enfants ne lui aurait pas permis de couvrir ses frais d’exploitation. 

« Je veux remercier tous les parents qui sont venus à notre école et tous ceux qui ont travaillé pour que l’école reste ouverte jusqu’à la fin de l’année scolaire. Nous apprécions le temps que vous avez pris dans votre horaire déjà chargé pour nous soutenir, et ce, sans parler de l’angoisse que vous avez vécue pour essayer de ne pas déstabiliser les enfants. Malheureusement, le Ministère ne considère pas que la perturbation des enfants soit un motif suffisant pour les laisser terminer leur année scolaire dans les conditions actuelles », écrit-il aux parents.