Le complexe familial coopératif avait été inauguré en 2016 à même les locaux du CPE Le Bilboquet dans l’est de Sherbrooke.

C’est la fin pour le complexe familial coopératif

C’est la fin pour le complexe familial coopératif.

Les membres du complexe familial coopératif (CFcoop) étaient appelés à se prononcer, lundi soir, sur la survie de la coopérative.

Le conseil d’administration a seulement fait savoir à La Tribune, au terme d’une longue assemblée qui a réuni environ 25 personnes, que le complexe met fin à ses activités, celui-ci se trouvant dans une situation de non-solvabilité. « On a quitté les lieux, il n’y a pas de solution transitoire », a-t-on indiqué en ajoutant qu’il n’y aurait pas plus de commentaires. La coopérative compte une centaine de membres.

Inauguré en 2016 à même les locaux du CPE Le Bilboquet dans l’est de Sherbrooke, le complexe familial regroupait notamment des installations pour les enfants et offrait un service de garde. Attendu depuis longtemps, il avait nécessité des investissements de l’ordre de 300 000 $. Il s’était distingué lors du Gala du mérite coopératif de l’Estrie.

Son service de garde Le Virevent a dû fermer ses portes le 7 février dernier après avoir reçu un avis d’évacuation du ministère de la Famille. La garderie, qui regroupait environ une cinquantaine d’enfants, fonctionnait sans permis. La décision du Ministère a été dénoncée par plusieurs parents, qui ont dû se trouver un plan B très rapidement et qui n’avaient que de bons mots pour la qualité des services.

L’automne dernier, on apprenait que le Bilboquet avait été placé sous administration provisoire en raison de difficultés financières. Un coup de pouce financier du Bilboquet au complexe familial afin d’aider ce dernier a eu un impact négatif sur les finances du CPE, a déjà expliqué la firme chargée d’assurer l’administration provisoire.

Incapable de rembourser la somme, le complexe familial a reçu une mise en demeure du Bilboquet lui demandant de quitter les lieux s’il ne pouvait rembourser sa dette. En conséquence, les activités offertes au complexe ont cessé début février. C’est par le travail de l’administration provisoire qu’on a découvert que le Virevent n’avait pas de permis pour les places qu’il comptait.

Rappelons que le directeur général du Bilboquet, Bernard Beaupré, a quant à lui été démis de ses fonctions cet automne. C’est le conseil d’administration du CPE qui avait avisé le ministère de la Famille de cette situation. Des mesures de redressement ont été implantées au Bilboquet.