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Centre de détention : un incident de drone permet de remonter à un réseau lié au crime organisé

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Un incident impliquant un drone près du Centre de détention de Sherbrooke à l’hiver 2020 a permis de remonter la trace d’un réseau lié au crime organisé qui acheminait de la marchandise derrière les murs des prisons de Sherbrooke, Drummondville, Cowansville, Sorel et Montréal.

Le Service de police de Sherbrooke avait entamé une enquête qui a été transférée à la Division des enquêtes et de la coordination sur le crime organisé (DECCO). Une opération policière a eu lieu cette semaine qui a permis de démanteler ce réseau de trafiquants qui effectuait la livraison de colis à l’aide de drones dans les centres de détention.

« Le Service de police de Sherbrooke avait effectué la saisie de drone à proximité du centre de détention de Sherbrooke. Ils ont amorcé l’enquête, puis elle a été transférée à la Sûreté du Québec en septembre étant donné qu’elle touchait plusieurs centres de détention », explique la porte-parole de la SQ, Valérie Beauchamp.

La SQ a procédé cette semaine à quatre perquisitions à Noyan et Saint-Bernard-de-Lacolle en Montérégie. 

Selon le bilan effectué par la SQ, jeudi, huit drones, 20 téléphones cellulaires, 5 kilos de cannabis, 2300 comprimés de méthamphétamine, 1,5 kilo de tabac, de la cocaïne, du haschich ainsi que divers articles reliés au trafic de stupéfiants ou dont la possession est interdite derrière les barreaux ont été saisis.

Un homme de 44 ans de Noyan a été arrêté, puis libéré après s’être engagé à comparaître. Des accusations de trafic de stupéfiants, de complot, d’introduction par effraction et de méfait pourraient être portées contre lui.

« L’enquête tend à démontrer que ce dernier pourrait être relié à plusieurs livraisons de colis illégaux dans des centres de détention. Il pourrait y avoir d’autres arrestations dans cette affaire », explique Valérie Beauchamp. 

Une quarantaine de policiers de la DECCO Montérégie ainsi que des MRC des Jardins-de-Napierville et du Haut-Richelieu de la Sûreté du Québec ont participé à cette opération à laquelle le SPS et le Service de police de la Ville de Montréal ont pris part.

Le groupe tactique d’intervention, un maître-chien et le Service d’identité judiciaire de la SQ ont également contribué à cette opération.