Le Centre de formation professionnelle 24-Juin est à l’étroit. La CSRS aimerait en faire l’agrandissement et le réaménagement, mais elle doit d’abord réaliser une étude de faisabilité. Elle attend toujours l’aide financière qui lui a été accordée sous les libéraux pour la faire.

Centre 24-juin : les 2 M$ annoncés se font attendre

Annoncée en juin dernier, une aide financière de 2 M$ accordée à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) pour entreprendre une étude de faisabilité de l’agrandissement du Centre de formation professionnelle 24-Juin se fait toujours attendre. Or, ce dossier est un maillon important du portrait global des besoins d’espace de la commission scolaire.

La CSRS caresse un projet de réaménagement et d’agrandissement du Centre de formation professionnelle 24-Juin, évalué à 67 M$ et qui aurait lieu en deux phases. La CSRS doit d’abord mener une étude de faisabilité.

« On a fait des démarches auprès du ministère de l’Éducation parce qu’on voulait débuter. C’est sur le bureau du conseil des ministres. On a avisé les députés concernés », explique le président de la CSRS, Gilles Normand.

L’organisation souhaite toucher la somme le plus rapidement possible afin d’enclencher l’étude.

En ce moment, le Centre 24-Juin est à l’étroit dans plusieurs programmes de formation.

La formation est aussi répartie à plusieurs endroits à Sherbrooke, notamment au Triolet, où se trouve le pavillon des techniques industrielles. L’agrandissement du Centre 24-Juin permettrait de récupérer des espaces au Triolet, qui est à l’étroit. La CSRS souhaite rapatrier les élèves de formation professionnelle au Centre 24-Juin.

« On veut des espaces malléables. Il y a des métiers qui vont changer, des nouveaux qui vont arriver. Ça prend des locaux flexibles pour passer plus facilement d’une formation à une autre. »

Formation pour adultes

« On a aussi à évaluer nos besoins pour la formation pour adultes », indique M. Normand, en rappelant qu’elle n’est pas concentrée qu’à un seul endroit.

L’annonce de l’enveloppe de 2 M$ a eu lieu en même temps que l’annonce de l’agrandissement de l’école Desjardins, sous le gouvernement libéral. « Il n’y a pas de problème de ce côté-là; c’est déjà réservé », note M. Normand, au sujet de Desjardins. Les travaux doivent avoir lieu au cours de l’été 2020.

La députée solidaire de Sherbrooke, Christine Labrie, entend faire des représentations auprès du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, pour que la commission scolaire touche rapidement cette somme.

« C’est comme un jeu de dominos dans leur parc immobilier (...) C’est un élément de réponse dont ils ont besoin pour faire l’analyse d’où ils s’en vont avec leurs bâtiments et leurs besoins de locaux », souligne Mme Labrie.