La nouvelle AEC en gestion d’entreprises agricoles au Cégep de Sherbrooke a suscité l’intérêt de 28 entrepreneurs ou futurs entrepreneurs jusqu’à maintenant. Les cours débuteront le 5 octobre prochain.
La nouvelle AEC en gestion d’entreprises agricoles au Cégep de Sherbrooke a suscité l’intérêt de 28 entrepreneurs ou futurs entrepreneurs jusqu’à maintenant. Les cours débuteront le 5 octobre prochain.

Cégep de Sherbrooke: la nouvelle AEC adaptée aux agriculteurs suscite l’intérêt

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
Coup d’envoi réussi pour la nouvelle formation continue en gestion d’entreprises agricoles au Cégep de Sherbrooke. Cette formation à la formule unique, dont les trois quarts sont conçus en mode asynchrone, accueillera au moins 28 étudiants le 5 octobre prochain.

« C’est une très belle réussite. Nous sommes très fiers. Si nous avions eu que 20 élèves, nous aurions déjà été très, très contents », se réjouit le conseiller à la formation au Centre de formation continue Éric Fernet, qui croit que de nouvelles inscriptions s’ajouteront d’ici à la date limite du 1er octobre prochain. Quinze inscriptions étaient nécessaires pour démarrer le programme. 

Pour M. Fernet, deux éléments expliquent cet engouement pour la formation : « Premièrement, la formule très flexible a joué un rôle majeur. Deuxièmement, depuis le milieu du mois de mars, on entend parler de consommation de produits locaux et d’autonomie alimentaire. C’est clair que c’est venu donner une poussée. » 

Comme pour le diplôme d’études collégiales en gestion et technologies d’entreprise agricole déjà existant, c’est une majorité de femmes qui compose le groupe de cette nouvelle attestation d’études collégiales. Ce dernier se divise en trois profils d’étudiant distincts, observe M. Fernet : ceux qui possèdent déjà une entreprise agricole et qui souhaitent la rendre plus performante, ceux qui prendront la relève d’une entreprise existante et ceux qui ont un projet d’entreprise. 

La formation de 750 heures démarrera le 5 octobre et se poursuivra jusqu’en mars, puisqu’elle a été conçue pour être la plus compatible possible avec l’agenda des agriculteurs : douze mois répartis en deux ans.

C’est également ce qui explique le format majoritairement en ligne (75 %) des cours, qui permettra aux étudiants de télécharger les documents et d’interagir avec les enseignants au moment qui leur convient le mieux.

« Le 25 % de présentiel, c’est parce que l’année dernière, nous avons sondé près de 300 personnes qui sont en lien avec le monde agricole pour concevoir cette formation. Ils nous ont dit qu’ils avaient besoin de se réseauter, explique M. Fernet. Quand ils partent en affaires, quand ils ont besoin d’aller de l’avant avec une expansion d’entreprise ou qu’ils reprennent une entreprise, ils ont besoin d’un réseau de contacts. Aussi, de notre côté, sur une base pédagogique, il y a des compétences qui sont plus difficiles à aller chercher complètement en ligne. Par exemple l’embauche de ressources humaines. Nous avons aussi un cours sur le volet des communications, où nous abordons le volet de la diversité. Nous voulons simuler et aller plus loin que par des lectures, des vidéos ou la réalisation de travaux. » 

Cette attestation d’études collégiales permet également à ses étudiants d’être éligibles au Programme d’appui financier à la relève agricole de la Financière agricole du Québec pour un montant pouvant aller jusqu’à 20 000 $.