CannaSher a amorcé la préparation du terrain pour la construction de son usine sur la rue Maximilien-Chagnon, près du CHUS-Fleurimont.

CannaSher lance la construction de son usine

CannaSher a commencé la construction de son usine de production et d’extraction d’huile de cannabis médicinal dans le Parc scientifique de Sherbrooke, à proximité du CHUS-Fleurimont. Le projet de 40 M$ pourrait être terminé pour l’automne et devrait créer une cinquantaine d’emplois.

Le bâtiment doit voir le jour sur la rue Maximilien-Chagnon et abritera les infrastructures de production, le siège social de la société, les chambres pour la culture et l’extraction de l’huile et les laboratoires d’analyse. Les activités devaient à l’origine commencer à la fin de l’année 2018.

« Nous avons dû passer par plusieurs étapes et nous avons finalement commencé à creuser le terrain il y a deux semaines », explique François Dionne-St-Arneault, vice-président stratégie corporative pour CannaSher.

« Le défi dans tous les dossiers de cannabis, c’est de trouver les capitaux. Ce qui a créé un retard, c’est que nous sommes passés à une structure qui nous permet de recueillir des fonds auprès d’investisseurs qualifiés. »

CannaSher a donc créé la Fiducie de revenu Transition Innovation VC. « Ce véhicule destiné à des investisseurs qualifiés propose des investissements dans des sociétés émergentes qui offrent une transition vers des produits ou des technologies avant-gardistes. Il sera possible pour les Estriens d’investir dans ce projet local se positionnant dans le marché mondial du cannabis médical. Ces investissements sont même admissibles au REER », explique M. Dionne-St-Arneault.

L’entreprise poursuit par ailleurs le processus pour l’obtention d’une licence de producteur et de distributeur autorisé de cannabis médical octroyée par Santé Canada.

« Nous sommes confiants que les mesures prises la semaine dernière vont contribuer à l’avancement des projets déjà en cours. »

Aucune date n’a été fixée pour l’inauguration des installations, même si la fin des travaux est souhaitée pour l’automne. « Nous devrons bientôt procéder au recrutement des employés et travailler à bâtir les projets de recherche avec l’Université de Sherbrooke. »

Les employés recherchés œuvreront en recherche, dans les laboratoires, mais aussi en comptabilité et dans le domaine de la sécurité. La pénurie de main-d’œuvre n’inquiète d’ailleurs pas particulièrement François Dionne-St-Arneault. « C’est un projet qui est super bien situé pour attirer la main-d’œuvre. Nous sommes près du CHUS et nous avons un partenariat avec l’Université de Sherbrooke. Ce sera un enjeu de trouver des employés, mais l’enjeu sera plus grand pour d’autres. »

L’usine de CannaSher aura une superficie d’environ 12 000 mètres carrés répartis sur trois étages.