Le Service de police de Sherbrooke, trois semaines après la décriminalisation du cannabis, ne signale aucun événement relié à la consommation de cette drogue.

Cannabis: légalisation bien tranquille à Sherbrooke

Si la légalisation de la marijuana a été un moment jugé historique au Canada, elle n’a pas apporté un surplus de travail au Service de police de Sherbrooke (SPS).

Trois semaines après le changement législatif décriminalisant le cannabis, on ne signale aucun événement relié à la consommation de cette drogue.

«Pas de faculté affaiblie au volant, pas de plainte de consommation dans les parcs de la Ville ou sur le trottoir», confirme à La Tribune Martin Carrier.

«Malgré toute la médiatisation faite autour de la légalisation, il ne s’est rien passé. Cette journée-là, c’était même une éclipse médiatique. C’est un peu comme le bogue de l’an 2000...» 

L’usage de la marijuana à des fins récréatives est permis depuis le 17 octobre.

Rappelons que le SPS et la Régie de police de Memphrémagog (RPM) ont frappé dès le lendemain pour faire respecter cette nouvelle réglementation. Des policiers des escouades ACCES tabac et ACCES cannabis sont débarqués sur la rue Paul-Le-Prohon à Sherbrooke pour effectuer une perquisition, la seule activité reliée à la décriminalisation jusqu’à maintenant à Sherbrooke.

Des plants de cannabis et une quantité de cannabis illicite avaient été saisis. Des accusations en matière pénale (loi provinciale) pour possession de moins de sept plants de cannabis et criminelle de possession de cannabis n’ayant pas été acheté d’un détaillant autorisé de la Société québécoise du cannabis (SQDC) allaient être portées contre le suspect arrêté sur place.

Pas de succursale

La SQDC n’a pas encore installé une succursale à Sherbrooke. La plus proche de la région se trouve à Drummondville. Il est toutefois possible de commander en ligne ses produits. 

Une expérimentation de La Tribune a permis de constater que le cannabis peut être livré en deux jours ouvrables à Sherbrooke. 

La SQDC ne dévoile pas les quantités livrées par région depuis le 17 octobre, explique le porte-parole Mathieu Gaudreau.

«Nous continuons à travailler pour le déploiement de nos succursales. L’Estrie n’a pas  encore de point de vente, comme d’autres régions au Québec», dit-il.

«Mais notre déploiement se fera selon les intentions du nouveau gouvernement. Pour Sherbrooke, il n’y aura pas d’annonce à court terme.»