Camps de jour: le ratio animateur-enfants restera réduit

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
La volte-face de Québec pour permettre un retour au ratio habituel du nombre d’enfants par animateur dans les camps de jour ne changera pas grand-chose à la décision prise lundi par les élus sherbrookois. Si le conseil municipal avait déjà choisi de réduire de 40 % l’offre des places disponibles dans les camps de jour lundi, il est exclu de revenir à une offre à 100 % des inscriptions des années passées.

Caroline Proulx, chef de division loisirs et vie communautaire à la Ville de Sherbrooke, mentionne que la décision de Québec est une nouvelle intéressante qui amènera un « assouplissement dans la gestion des groupes ». Ça ne signifie toutefois pas un retour à la normale. 

« Le ratio qui sera permis est celui de l’Association des camps de jour du Québec, un ratio qui est inférieur à celui que nous utilisons en temps normal. Chez nous, il est d’un animateur pour 15 enfants, peu importe le groupe d’âge. »

La difficulté d’accepter davantage d’inscriptions à Sherbrooke relève des autres mesures sanitaires qui restent en place, soit la distanciation physique de deux mètres, une distance plus facile à respecter dans de petits groupes. 

« Le problème, c’est qu’on ne peut pas agrandir nos locaux. Nous en avons besoin d’autant qu’avant. Mais les nouvelles règles nous donnent un peu de latitude. Nous sommes en train d’étudier la situation avec les sept organismes délégués gestionnaires. C’est une grande gymnastique pour eux, surtout que nous avons l’habitude de faire travailler les animateurs en duo, avec 30 enfants au total, pour faciliter les jeux et améliorer la sécurité. Mais cet été, ce sera un animateur pour un groupe et un local. »

Il est déjà tard, admet Mme Proulx, pour ajuster l’organisation des camps de jour. « Il est déjà passé minuit. Habituellement, la logistique est terminée le 1er juin. À moins de quatre semaines de l’ouverture des camps, c’est un enjeu. C’est pour ça que ça ne changera pas beaucoup. »

L’embauche d’animateurs se poursuit avec des entrevues en rafale, mais les besoins sont encore présents. Les discussions se poursuivent avec la commission scolaire pour utiliser plus de locaux dans les écoles. L’occupation du Centre de foires sera possible, de même que l’utilisation des arénas. « Ça vient avec de la logistique parce que nos organismes ne sont pas habitués de travailler dans ces sites. On sent un petit essoufflement de leur part. C’est normal puisqu’ils reçoivent beaucoup d’appels des familles qui veulent savoir ce qui se passera. »

Le dossier sera présenté à nouveau aux élus lundi lors d’un atelier de travail. Aucune demande financière additionnelle ne sera nécessaire. 

Déjà lundi dernier, on estimait à 621 000 $ les dépenses supplémentaires associées aux règles sanitaires dans les camps de jour. On estimait à 15 783 le nombre de présences-semaine au courant de l’été alors que la pleine capacité serait de 26 305 enfants. Autrement dit, un enfant inscrit pour trois semaines de camp comptera pour trois présences-semaine. 

La Ville n’envisage pas d’augmenter les tarifs aux parents malgré la réduction du nombre de places dans les camps de jour puisque cette mesure nuirait aux familles défavorisées.