Le maire de Sherbrooke Steve Lussier se dit satisfait du budget d’immobilisations négocié par les élus en huis clos vendredi soir et samedi matin.

Budget : première séance de travail satisfaisante

Le maire de Sherbrooke Steve Lussier se dit satisfait du budget d’immobilisations négocié par les élus en huis clos vendredi soir et samedi matin. Il se dit surtout heureux de la nouvelle manière de procéder aux négociations; le budget est séparé en deux volets, immobilisations et opérations, ce qui permet aux élus de se rencontrer une première fois plus tôt à l’automne.

Les élus se verront donc à nouveau en huis clos au mois de novembre pour discuter du budget organisationnel des opérations.

« On a eu beaucoup de commentaires positifs de la façon dont ça s’est passé. C’est une nouvelle façon de faire. On a commencé par les budgets en immobilisations, le fait qu’on le fait beaucoup plus tôt dans l’année, ça nous permet d’aller chercher toutes les subventions d’avance », explique M. Lussier

Cette nouvelle façon de faire avait été décidée par les élus au dernier lac-à-l’épaule, lors duquel les élus avaient rencontré tous les services pour discuter des enjeux de la Ville de Sherbrooke.

Les achats de véhicules, les rénovations de bâtiments, les nouvelles centrales d’Hydro-Sherbrooke et les routes font partie des sujets qui ont été discutés lors de la rencontre.

« Ç’a été un bel exercice avec tous les élus. Il n’y a pas eu de conflits, on est tous des élus indépendants, ou à peu près, et je crois que ça aide beaucoup de ce côté-là. Les gens peuvent dire vraiment ce qu’ils pensent par rapport à tel dossier. Il y a M. [Vincent] Boutin et Mme [Évelyne] Beaudin qui font partie de partis, mais ils sont seuls [de leur parti respectif] alors je les vois quand même comme des indépendants. Il faut être respectueux par rapport à ça, pour ne pas rentrer nécessairement dans la politique, on est tous là pour s’entraider tout le monde ensemble », commente aussi le maire. « Il y avait de l’interrogation par rapport à certaines personnes du conseil à savoir est-ce qu’on peut engager des gens à l’extérieur, ils ont toujours un budget de leur côté à eux, ils peuvent engager quelqu’un ou plutôt une aide pour les aider là-dedans. La plupart ne l’ont pas fait, on l’a fait tous ensemble parce qu’on a les services à l’interne. Ça montre à la population qu’on est capables de le faire. »

La conseillère Évelyne Beaudin avait d’ailleurs demandé l’aide de trois citoyens, dont deux anciens élus de Sherbrooke Citoyen, pour analyser le budget avant la rencontre.

« Je crois qu’elle a compris que la Ville avait les bons services pour répondre à ses questions. Le budget est public, les gens peuvent intervenir après s’ils veulent », ajoute le maire.

Ce week-end, la conseillère Évelyne Beaudin n'a pas voulu commenter sur la réunion de budget ni sur l'aide extérieur qu'elle avait engagé pour se préparer à cette rencontre.

Le conseiller Vincent Boutin se dit lui aussi satisfait de la première rencontre de ce week-end, évoquant sa satisfaction quant à la nouvelle façon de procéder aux rencontres budgétaires.

« Au lieu d’être pressés dans le temps, on a pu poser toutes les questions qu’on a voulu, ça a permis à tous les élus de voir les projets qui s’en viennent pour cette année. Ça va être rattaché au budget d’opérations qu’on va faire un peu plus tard. C’était une volonté depuis plusieurs années d’en arriver là. Il y a des avantages d’avoir plus de temps, c’est surtout pour les appels d’offres qu’on va faire. On les part plus tôt, on peut mieux préparer les projets de 2019 », explique-t-il.

« On a eu de bonnes discussions sur plusieurs dossiers. Il y a deux partis politiques et des indépendants, mais je pense qu’on a eu cette sagesse-là d’être capables d’avoir une vision pour le budget », ajoute M. Boutin.

Questionné pour savoir à quoi peuvent s’attendre les contribuables de ce nouveau budget, M. Lussier s’est montré bref. « Il y a une capacité de payer des citoyens et je vais en tenir compte », assure-t-il.

Le budget d'immobilisations sera voté par les élus en séance spéciale le 22 octobre prochain à midi.

Le budget d'opérations sera négocié par les élus en novembre et adopté en décembre prochain.

Vincent Boutin et Pierre Avard, à la sortie de la rencontre budgétaire de samedi.