La Tribune
Patricia*: « Je sentais bien que ce n’était pas correct, tout ça. Mais dans ma tête d’enfant, ce qui se passait, c’était de ma faute. Mon cousin avait un certain statut dans la famille, il était admiré. Mes parents l’avaient en haute estime. Je vivais dans la peur constante qu’ils découvrent ce qui se passait. J’étais honteuse, très confuse. Mon cousin savait me manipuler. Il faisait ça sans violence physique. Il s’approchait de moi en me demandant : ‘‘Ça te tente-tu...’’ Après, il enchaînait les gestes. »
Patricia*: « Je sentais bien que ce n’était pas correct, tout ça. Mais dans ma tête d’enfant, ce qui se passait, c’était de ma faute. Mon cousin avait un certain statut dans la famille, il était admiré. Mes parents l’avaient en haute estime. Je vivais dans la peur constante qu’ils découvrent ce qui se passait. J’étais honteuse, très confuse. Mon cousin savait me manipuler. Il faisait ça sans violence physique. Il s’approchait de moi en me demandant : ‘‘Ça te tente-tu...’’ Après, il enchaînait les gestes. »

Briser le silence, des années plus tard

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
La première fois, Patricia* avait huit ans. Son cousin, presque le double de son âge.