Philippe St-Martin, ambassadeur à Sherbrooke, et Noémie Renaud, cofondatrice du projet sont impliqués dans le Projet Uni-D, qui vise à briser l’isolement chez les clientèles des milieux de la santé.
Philippe St-Martin, ambassadeur à Sherbrooke, et Noémie Renaud, cofondatrice du projet sont impliqués dans le Projet Uni-D, qui vise à briser l’isolement chez les clientèles des milieux de la santé.

Briser la solitude, un étudiant à la fois

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
Briser la solitude chez les clientèles des milieux de la santé grâce à des étudiants bénévoles, voilà l’objectif du Projet Uni-D, qui s’est récemment établi à Sherbrooke. Les initiatrices du projet, Justine Labourot et Léanne Brabant, étudiantes à l’Université de Montréal en ergothérapie, ont constaté un besoin criant de contrer l’isolement à la suite d’un stage humanitaire, autant chez les jeunes que chez les aînés. 

« Le projet consiste à briser la solitude, oui, mais par des gestes vraiment simples : jouer à des jeux de société, faire des marches, discuter… Ce sont des choses très simples, mais que les professionnels de la santé ont rarement le temps de faire, et qui font la différence pour les patients et les résidents », explique Noémie Renaud, cofondatrice du projet aux côtés de Tristan Bonnot-Parent, Jean-Christophe Veilleux, Léanne Brabant et Justine Labourot.

Seuls les étudiants dans les domaines de la santé et des relations d’aide peuvent s’impliquer bénévolement pour l’instant, car avec la COVID-19, les milieux participants, comme les hôpitaux ou les CHSLD, préfèrent limiter le nombre de programmes impliqués. 

Depuis la création du projet il y a environ trois mois, plus de 40 établissements situés principalement à Montréal, à Laval et en Montérégie ont accepté d’accueillir des bénévoles d’Uni-D. D’ailleurs, l’entreprise privée La Résidence du Roy, qui accueille des personnes autonomes et en perte d’autonomie légère, et la résidence pour retraités Chartwell Villa de l’Estrie sont les premiers « clients » officiels dans la région, affirme Philippe St-Martin, ambassadeur du projet à Sherbrooke, ajoutant que plusieurs autres établissements seront confirmés bientôt.

« Le projet a commencé à Montréal, et je trouvais l’idée vraiment intéressante, car n’importe qui peut être touché par la solitude », indique Philippe St-Martin. « La communauté étudiante de Sherbrooke est reconnue pour être engagée et prête à se mobiliser pour les problématiques qu’on a dans la région, c’est pourquoi j’ai décidé de transposer le projet ici », poursuit l’étudiant en kinésiologie. 

Il était d’ailleurs présent aux Journées de la rentrée de l’Université de Sherbrooke (UdeS) pour faire connaître le projet aux universitaires, qui ont semblé très intéressés et motivés à embarquer dans le projet pour « faire une différence ».

« Même si on recrute une seule personne, qui donne juste une heure de son temps, ça fait déjà une différence pour les personnes seules. C’est comme leur petit moment de bonheur », exprime Noémie Renaud, étudiante en marketing à l’UdeS. 

Que ce soit simplement pour aider les travailleurs de la santé, acquérir de l’expérience dans un domaine d’étude, découvrir ses intérêts ou faire la différence dans la communauté, il y a plusieurs avantages à s’impliquer auprès d’Uni-D, soutiennent Philippe et Noémie. 

« Si vous êtes un établissement ou un milieu de vie pour des personnes potentiellement isolées, ou si vous êtes étudiant dans les domaines de relations d’aide ou de la santé, le Projet Uni-D a besoin de vous », termine Philippe St-Martin, précisant que toutes les informations pour s’impliquer se trouvent sur site Web projetunid.com.