Bris de service à craindre à l’Hôpital Fleurimont et l’Hôtel-Dieu

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS doit affronter une période particulièrement difficile en ce moment dans ses hôpitaux universitaires de l’Hôtel-Dieu et de Fleurimont.

« Pour les prochains jours, nous faisons appel à la compréhension de la population pour des attentes un peu plus longues, des reports possibles ou l’acceptation d’un hébergement temporaire en CHSLD. Tous ces éléments pourront faciliter le travail des équipes », explique Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques.

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« Pour les prochains jours, nous faisons appel à la compréhension de la population pour des attentes un peu plus longues, des reports possibles ou l’acceptation d’un hébergement temporaire en CHSLD. Tous ces éléments pourront faciliter le travail des équipes », explique Josée Paquette, directrice des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques.

La situation est évaluée d’heure en heure à la direction générale du CIUSSS. L’objectif est de continuer à offrir les soins et services.

« Pour l’instant, il n’est pas sur la table d’annuler des cliniques externes ou de reporter des chirurgies. Ce sont des activités importantes dans l’organisation », soutient Mme Paquette.

Toutefois, dans les prochaines heures ou dans les prochains jours, des patients âgés dont l’état nécessite une hospitalisation après un épisode de soins actifs pourraient se voir transférer dans des lits de surcroît dans des CHSLD de la région. Dans certains CHSLD, on pourrait donc transformer des salons des familles en chambres d’hébergement de façon temporaire. Ces transferts permettront de libérer des lits de courte durée dans les deux hôpitaux de Sherbrooke.

Plusieurs facteurs convergents

La période estivale s’est déroulée sans bris de soins et de services, comme le dévoilait d’ailleurs La Tribune plus tôt cette semaine. Or les difficultés actuelles se sont déjà vues en période hivernale alors que le nombre d’hospitalisations explose en raison des grippes, des gastros et des chutes. Mais en septembre, c’est une situation qui ne s’est jamais vue. Pourquoi les hôpitaux se retrouvent-ils à la mi-septembre dans une situation aussi précaire?

« Il y a plusieurs facteurs convergents qui viennent rendre la situation plus précaire pour les jours à venir », précise Mme Paquette.

« Au cours des derniers mois, plusieurs moyens ont été mis en place pour remédier au manque criant d’effectifs, mais ces derniers ne comblent pas encore tous les besoins », ajoute-t-elle.

« Les vacances de plusieurs membres du personnel s’échelonnent maintenant jusqu’en octobre. Il y a le retour aux études de nos étudiants travailleurs qui nous ont grandement soutenus cet été, l’octroi de vacances pour études aux candidates à l’exercice de la profession infirmière qui passeront leur examen de l’Ordre la semaine prochaine ainsi que l’utilisation au maximum de la capacité de nos lits et de nos plateaux chirurgicaux sont les principales raisons qui nous placent dans cette réalité pour les prochains jours », énumère-t-elle Josée Paquette.

Autre phénomène important : de nombreux patients âgés occupent des lits aux soins de courte durée alors que leur épisode de soins actifs est terminé et qu’ils devraient aller vers d’autres ressources. « Le fait que nos lits de courte durée soient tous occupés nous oblige à ouvrir des lits supplémentaires, ce qui nous demande davantage de personnel », dit Josée Paquette.

Historiquement, anné après année, les jours précédents les examens de l’Ordre des infirmières sont toujours difficiles, car les finissantes souhaitent étudier pour cet examen exigeant. Les futures infirmières auxiliaires passeront leurs examens samedi, alors que ce sera samedi lundi pour les futures infirmières.

Ces employés reviendront donc au travail au début de la semaine. Est-ce que la situation redeviendra donc à la normale dès le début de la semaine?

« La fin de semaine est toujours plus difficile au niveau des effectifs. Nous allons donc continuer notre vigie d’heure en heure. On estime que ça ira mieux en début de semaine », soutient Josée Paquette qui demande aux employés d’offrir toutes les heures supplémentaires qu’ils souhaitent faire.