Des élèves engagés, de vifs esprits et d’irréductibles battants se sont vu lancer le traditionnel « bravo » par la foule à travers des prestations artistiques d’exception. Sur la photo, le numéro de l’ensemble vocal des arts de la scène de l’école secondaire de la Montée, qui accompagnait notamment le chant de Camélia Zaki.

Brillante relève au 19e Gala des Bravos

« Le monde ne va pas si mal que ça, tant qu’on aura de la belle relève brillante comme ça. »

L’admiration de David Goudreault était palpable devant les nombreux élèves qui ont défilé sur la scène du 19e Gala des Bravos, dimanche. « C’est une chance unique pour les élèves d’être reconnus pour ce qu’ils font et ce qu’ils sont », a même prononcé au micro l’écrivain, poète et slameur sherbrookois, qui animait ce grand événement de reconnaissance annuel pour les élèves de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke.

Plusieurs réussites, comme celle de la récipiendaire d’un prix dans la catégorie « engagement », Catherine Boucher, étaient reliées à la cause environnementale.

La jeune Sherbrookoise de 14 ans s’illustre depuis plus d’un an en tant que leader au développement de l’escouade verte et dans l’élaboration d’outils de recyclage à l’école secondaire du Triolet. L’élève de troisième secondaire, qui a participé à une réduction de 75 % des déchets produits dans les cafétérias et les espaces publics de l’établissement, a été la première à joindre le groupe d’implication que proposait l’enseignant Clôde Beaupré.

Le mini drumline KabooM de l’école du Sacré-Cœur a présenté une création musicale bien orchestrée en ouverture du gala.

« Je trouve que c’est important. J’ai l’impression qu’on ne se soucie pas vraiment de la planète. Il y a plein de déchets, il y a encore plein d’îles de plastique partout. Mais là, on commence à un peu plus réagir. »

Maintenant le comité compte une dizaine de personnes et vise toutes sortes d’actions. Les membres ont notamment participé à la manifestation pour le climat du 27 septembre dernier, et entendent prendre part à la prochaine, qui se tiendra en mars.

« Je suis une personne assez gênée, mais je crois que je peux avoir un bon leadership dans un petit groupe où je connais les gens », indique Catherine, qui avance être beaucoup plus informée sur la bonne façon de disposer des matières résiduelles depuis qu’elle a joint le mouvement, en plus d’avoir réussi à influencer positivement les habitudes de plusieurs personnes de son entourage.

Si elle avait une seule habitude écologique à inculquer aux lecteurs de La Tribune, ce serait celle de réduire l’utilisation des plastiques à usage unique, dit-elle. « Je sais qu’on va déjà interdire les sacs de plastique à Sherbrooke en avril, mais ce serait important d’éliminer chez soi aussi tous les sacs de style Ziploc et les pellicules de plastique, par exemple. Ça peut être un peu plus dur, mais ça se fait quand même. »

Ethan Habimana, 6 ans, est un virtuose de la batterie. Accompagné de son enseignant Yves Loiselle à la basse, il est monté sur scène pour une toute première fois au Gala des Bravos, dimanche.

Des talents plein la vue

Des élèves engagés, de vifs esprits et d’irréductibles battants se sont vu lancer le traditionnel « bravo » par la foule à travers des prestations artistiques d’exception.

Parmi celles-ci, le duo du jeune batteur Ethan Habimana, 6 ans, et de son enseignant de l’école Desjardins, Yves Loiselle, à la basse. Renversés par le talent du jeune virtuose, les spectateurs ont offert à Ethan une ovation debout pour sa toute première expérience sur scène.

Quelques minutes avant, en entrevue avec La Tribune, l’élève de première année ne se disait pas nerveux. S’il éprouvait une certaine timidité à cet instant, il a vite incarné l’aisance une fois derrière sa batterie. « Sa professeure de maternelle est venue me voir l’an dernier, raconte M. Loiselle. Elle m’a dit qu’elle avait un élève qui s’assoyait toujours avec des plats de plastique à l’envers autour de lui et qui jouait toutes sortes de rythmes. Elle m’a demandé de le mettre derrière une batterie dans ma classe pour voir ce qu’il pouvait faire. Quand je lui ai demandé de jouer, tout se tenait dans sa structure musicale. Je me suis dit “wow!” J’avais hâte de l’avoir dans ma classe cette année! »

Maintenant batteur de sa classe, Ethan progresserait déjà très rapidement dans cette discipline. « Secondaire cinq, attache-toi! », a commenté David Goudreault à propos du jeune musicien, qui dit avoir appris tout d’abord de son père.

Catherine Boucher s’illustre en tant que leader au développement de l’escouade verte au Triolet.

La foule a également semblé ébranlée par l’interprétation a capella d’Abeer Adil Mousa Boosa, qui a fait résonner en arabe la chanson chrétienne Man Anna Li Assira Min Chaabika.

La jeune étudiante du Triolet, qui aspire à devenir médecin, trouve dans le chant une façon d’exprimer ses émotions, expliquait-on dans sa présentation. Elle n’est montée sur scène pour la première fois que l’an dernier, à Triolet en spectacle.