Les corridors de l’école primaire Saint-Antoine, dans le secteur de Lennoxville, ne servent plus seulement qu’à circuler : ce sont maintenant des corridors actifs. Sur la photo, Marie-Josée Talbot, enseignante en éducation physique à Saint-Antoine et à l’arrière-plan, Zach Couture et Ély Houde.

Bouger plus... grâce aux corridors de l’école

Les corridors de l’école primaire Saint-Antoine, dans le secteur de Lennoxville, ne servent plus seulement qu’à circuler. Depuis peu, ils sont un outil supplémentaire pour faire bouger les élèves. Des « corridors actifs » ont en effet été aménagés dans le cadre de la mesure « On bouge au cube ».

L’école de la rue Church à Sherbrooke comptait déjà un vélo stationnaire qui peut servir aux enfants qui ont un surplus d’énergie. Les corridors actifs, délimités entre autres par des mains sur les murs ou des pas à suivre, servent entre autres pour des pauses actives, parfois sous forme d’ateliers. Différents exercices sont proposés aux élèves.

La CSRS compte actuellement 11 écoles où la mesure « Bouge au cube » est en place. Les écoles devaient soumettre leur candidature pour l’obtenir. La mesure est étalée sur trois ans.

« C’est une aide du gouvernement qui a été déployée dans le cadre d’une politique sur les saines habitudes de vie pour aider les écoles, soit pour changer leurs façons de faire ou ajouter des choses pour permettre aux enfants d’être actifs au moins 60 minutes par jour. Ils ont alloué des budgets pour permettre aux gens dans les écoles de bâtir des projets ou de modifier des choses. Ce qui est le fun dans cette mesure-là et qu’on a rarement, c’est qu’on favorisait qu’une grande partie du budget soit prise pour de la libération pour les enseignants en éducation physique ou les responsables des mesures de l’école, pour bâtir le projet », explique Marie-Josée Talbot, enseignante en éducation physique à Saint-Antoine.

« On a décidé l’an passé d’explorer les pauses actives pour que durant les temps de classe, les enfants aient des moments pour couper les périodes d’apprentissage et avoir des temps d’action avec les titulaires. Il y a beaucoup de choses qui existent déjà sur le web, des capsules déjà montées, mais ce sont des choses qui sont un peu partout sur le web et souvent ce qui manque, c’est le temps. J’ai fait des recherches et j’ai regroupé ça sur un site internet, qui s’appelle Active ta pause. »

Plusieurs enseignants ont intégré ces suggestions.

Pour l’an deux de cette mesure, Marie-Josée Talbot avec l’aide de sa collègue Marie-France Gélinas ont donné une autre couleur aux corridors. « On s’est dit qu’on pouvait exploiter les corridors d’une façon différente. » Des initiatives semblables existent notamment à la Commission scolaire de Montréal. « Je me suis inspirée de ça. J’ai consulté le personnel, c’est sûr que ça change le déplacement des enfants... Il faut que les enseignants soient prêts à ce changement-là. »

L’utilisation de façon active est encadrée en fonction des moments de la journée. Par exemple, pendant les entrées et les sorties, on leur demande de ne pas les utiliser. « Sinon, ils l’utilisent quand ils circulent seuls dans l’école, qu’ils vont dans un cours de spécialité. Des classes de premier cycle l’utilisent en atelier.

« Ce que je trouve chouette, c’est que oui les enfants sont plus actifs dans leur journée, mais en même temps, les parcours installés ont été réfléchis pour développer les habiletés motrices, ça travaille différents types d’habiletés de base. »

Le système de couleur réfère à certaines consignes. Par exemple, les lignes bleues devant les portes de classe indiquent que les enfants ne peuvent pas sauter. « Ça permet de garder un certain calme... » explique l’enseignante.

« J’aime bien ça, on peut toujours se déplacer en faisant du sport », commente Zach Couture, un élève de quatrième année. Ély Houde, un autre élève qui en profite parfois pendant des pauses, abonde dans le même sens.