Plusieurs personnes ont participé à l'événement Bouffe ton Centro.

Bouffe ton centro : une septième édition riche en nouveautés

SHERBROOKE - Qui a dit que Bouffe ton Centro était seulement pour les fervents amateurs de gastronomie ? Les Sherbrookois ont bien plus que dégusté les fameuses petites bouchées des restaurants de la région. Pour sa septième édition, l’événement fêtait plus que l’amour de la nourriture.

Difficile d’assister à toutes les animations de Bouffe ton Centro. Œuvres d’arts, kiosques d’informations, spectacles et multitudes de dégustations ont assuré la réussite de l’événement. Le mot d’ordre pour cette édition : nouveauté.

« C’est la septième édition cette année et on essaie de bonifier l’événement tous les ans. C’est un grand succès ! On se démarque au niveau gastronomique, mais aussi au niveau culturel. Il y a beaucoup d’animations qui sont entièrement gratuites. L’idée, c’était qu’il y ait toujours quelque chose qui se passe. Cette année il y a des ateliers culinaires, une zone famille, du parkours, de la musique et bien plus encore. Toutes les demi-heures, il y a une animation. C’est cet aspect que nous voulions bonifier », affirme Alexandre Hurtubise, président des gens de l’Association des gens d’affaires du centre-ville.

Un avant-gout 

Le nouveau café Aux Grains qui ouvrira ses portes sous peu au 2, Wellington Nord a mis l’eau à la bouche des festivaliers. Difficile ne pas s’arrêter devant ce qui semblait être un buffet de viennoiseries.

« Aujourd’hui, on présente un avant-gout de ce qui s’en vient. Les produits sont appréciés des gens qui passent. On a un bon sentiment sur le goût de nos produits et leur qualité. Il y a même des gens qui sont revenus à quelques reprises en nous demandant des boîtes pour apporter. Il y a un engouement ! Il faut dire que nous avons mis beaucoup d’énergie à développer nos recettes », affirme Isabelle De Menezes, consultante en planification stratégique.

Question de connaître les goûts de ses futurs clients, le commerce offrait viennoiseries, pâtisseries et autres sucreries lors de l’événement

Le kiosque du commerce Aux Grains qui ouvrira ses portes bientôt.

Croquarium à Bouffe ton Centro

Les peut-être futurs restaurateurs de Sherbrooke se sont taillé une place sur la rue Wellington pour y offrir des bouchées pratiquement tout droit sorties de leur potager.

« On s’est levé très tôt ce matin pour se rendre à notre jardin afin d’y récolter les légumes pour les laver, les empoter en plus de faire nos petites étiquettes et tout mettre dans nos glacières. On a fait nos muffins hier et tôt ce matin », affirme Lana Ferrani, 11 ans, qui proposait des muffins aux pépites de chocolat et zucchinis.

Leyla Brault, 12 ans, pour sa part, offrait des muffins au fromage de chèvre, basilic et pomme verte et un sel aromatisé.

« Nous avons trouvé des recettes sur Internet. Nos biscuits font fureurs ! », ajoute Lana, visiblement fière de son succès.

À la hauteur des attentes

Certains participaient pur une première fois à cet incontournable sherbrookois et d’autres connaissaient déjà la formule de Bouffe ton Centro.

« Bouffe ton Centro, c’est un événement que je ne peux manquer. Tous les ans, j’ai beaucoup de plaisir. En tant que cuisinière de métier, j’aime beaucoup goûter à tout. Je viens me gâter. On découvre des saveurs. Jusqu’à présent le restaurant Lo Ré a mis la barre haute », affirme la festivalière Ginette Savard, visiblement fébrile de poursuivre sa quête vers de délicieuses saveurs.   

« L’événement devrait s’étendre sur toute la Wellington », ajoute-t-elle.

Le jeune Sherbrookois, Gabriel, qui en était à sa première fois à Bouffe ton Centro, n’a pu résister aux gaufres du Cacao 70.

« On découvre plein de choses, mais c’est sûr que les desserts m’ont conquis. Tout était bon ! »

À cela, il ajoute qu’il reviendra sans hésiter l’an prochain.

« C’est vraiment plaisant ! Plus tôt, il y avait un spectacle de parkours qui était impressionnant. »

Le restaurant Ô Chevreuil à l'oeuvre.

De la nourriture et bien plus 

En dévalant la rue Wellington, les Sherbrookois s’arrêtent un instant pour écouter la musique jazz des six femmes du groupe Times New Woman.

Un peu plus loin, devant le kiosque de Swing Sherbrooke, quelques couples se donnent à cœur joie à cette danse des années 50.

« On est là pour faire connaître notre passion du swing, une danse avec plusieurs styles dont le lindy hop, le rockabilly et le west coast swing. On est aussi ici pour faire connaître notre grande communauté. Ce sont des gens qui ont le gout d’être ensemble », affirme Pascale Rousseau, responsable des communications et membre du conseil administratif de Swing Sherbrooke.

Des restaurateurs écoresponsables

Les événements gastronomiques ne se font pas rares à Sherbrooke, ce qui implique beaucoup de vaisselles en plastique ainsi que des déchets. Toutefois, plusieurs restaurateurs ont participé à l’événement de façon écoresponsable.

« Chaque année, nous avons des ententes avec l’Écoloboutique et Festivals et événements verts de l’Estrie pour nous aider à sensibiliser les restaurateurs et les participants. Nous, en amont, on suggère fortement aux restaurateurs d’utiliser des outils compostables », informe Alexandre Hurtubise.

Des exposants comme les restaurants La Buvette et le Café créatif au croquis, qui sont pratiquement zéro déchet dans leurs succursales, ont donné l’exemple aux autres.

 « Pour un événement comme Bouffe ton Centro, il est assez simple d’être plus écoresponsable. Nous avons de la vaisselle compostable et des ustensiles faits de fécule de maïs qui sont complètement biodégradables. On peut voir qu’il y a un effort de la part des restaurateurs, mais on constate qu’il y a des commerces qui utilisent toujours des matériaux en styromousse. L’année prochaine, nous allons tenter de mettre un peu plus de pression pour que ça soit obligatoire », Charles Picard-Duquette, copropriétaire de La Buvette. 

Le Café créatif au croquis, pour sa part, offrait des rabais à ceux qui apportaient leur bouteille réutilisable en plus de faire affaire avec l’Écoloboutique.

« Pour moi, ce n’est pas un effort d’être écoresponsable. Il y avait un rabais à l’Écoloboutique, alors ceux qui n’ont pas de vaisselle compostables, c’est qu’ils n’ont pas fait l’effort », affirme Sylvie Drouin, propriétaire du café.

Le grand retour de Bernard Adamus à Sherbrooke.

Bernard Adamus au centre-ville

Entre deux bouchées, les Sherbrookois se sont réunis devant le Théâtre Granada pour assister à la prestation de Bernard Adamus. Celui qui se présente comme un « chanteux de tounes » fait son grand retour après une longue pause de la scène avec son nouvel album C’qui nous reste du Texas.

Où étiez-vous dans les dernières années ? « C’est top secret ! », répond-il. On en sait pas plus.

Somme toute, celui que l’on connaît pour ses opus parfois festifs parfois mélancoliques propose un nouvel album fidèle à son art.

Chose certaine, Bernard Adamus, qui sera de retour à Sherbrooke le 9 novembre, un bon spectacle aux Sherbrookois.

La galerie d'art de Bouffe ton art, une nouvelle initiative de Bouffe ton Centro.

Savourer l’art de la région

L’événement Bouffe ton Centro a permis à plusieurs de déguster les plats les plus savoureux de la région, mais aussi de démystifier l’art avec Bouffe ton art, une nouvelle initiative de cette édition.

Plusieurs festivaliers ont été intrigués par la peinture en direct de l’artiste Do Lessard, qui était également le commissaire de Bouffe ton art avec Vincent Arnold.

 « Ce sont plusieurs artistes émergents regroupés ensemble, ce qui crée un beau résultat. C’est un style différent. Tout le monde peut y trouver son compte », informe Vincent Arnold.

Le but derrière cette initiative ? Démontrer aux Sherbrookois que l’art n’est pas réservé à une classe sociale plutôt qu’à une autre.

« On veut amener un peu d’art aux gens qui viennent à Bouffe ton Centro, c’est notre façon de partager l’art et en même temps de changer leur routine dans cet événement. Les gens font plusieurs découvertes. Nous voulons partager l’art à des gens qui ne sont pas habitués. Apprécier une toile unique, ce n’est pas la même chose que d’acheter une toile dans un magasin grande surface », ajoute M. Arnold.