Dix jours suivant le 1er juillet, près d’une dizaine de ménages demeurent toujours sans lieu de résidence fixe à Sherbrooke.
Dix jours suivant le 1er juillet, près d’une dizaine de ménages demeurent toujours sans lieu de résidence fixe à Sherbrooke.

« Bonnes nouvelles » pour la crise du logement à Sherbrooke

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
L’espoir est au rendez-vous pour une dizaine de ménages toujours sans logement à Sherbrooke. « La situation débloque tranquillement », affirme Alain Roy, porte-parole de l’Association des locataires de Sherbrooke.

Grâce à l'appui de l’Office municipal d’habitation du Québec et au programme Supplément au loyer d’urgence, une dizaine de ménages ont été en mesure de se reloger en quelques jours. Toutefois, 17 ménages demeurent encore sans toit fixe.

Les bénéficiaires de ce programme d’urgence devront payer un loyer correspondant à 25 % de leur revenu même si celui-ci se retrouve sur le marché locatif privé. Les propriétaires se verront donc rembourser le pourcentage restant par le gouvernement du Québec.

« Les Suppléments aux loyers octroyés permettent de trouver plus facilement, mentionne M. Roy. [...] La pénurie de logements demeure quand même, mais encore ce matin [samedi], plusieurs locataires ont des visites ou sont en voie de signer quelque chose. »

Il ajoute que le soutien et l’accompagnement de la Ville de Sherbrooke dans cette crise sont appréciés. Rappelons que celle-ci s’est engagée à nourrir les locataires dans le besoin en plus de mettre en sécurité l’ensemble de leurs biens matériels.

« Cela permet aux gens d’avoir l’esprit tranquille et de pouvoir se concentrer uniquement sur la recherche de logements », ajoute M. Roy.

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Plusieurs locataires sans logement toujours dans l'attente

Mieux prévoir la situation

Joint par téléphone, le conseiller municipal du district de l’Hôtel-Dieu et président de l’Office municipal d’habitation de Sherbrooke, Rémi Demers, se réjouit de cette nouvelle. Il croit toutefois que des améliorations seront nécessaires afin de prévenir cette situation problématique qui se répète chaque année.

« On se retrouve souvent à la dernière minute, déplore-t-il. C’est un défi que la Ville de Sherbrooke se donne avec la Société d’habitation du Québec. On pourrait anticiper davantage la crise du logement. On connaît nos communautés, on le voyait venir », révèle M. Demers.

« Si on pouvait travailler en amont, ce serait beaucoup plus facile pour ces personnes démunies qui vivent parfois des situations de violence ou de problèmes de santé mentale », précise-t-il.

Le projet de cinq immeubles à logements coopératifs lancé dans le secteur Dunant à Sherbrooke, au coin des rues de Courville et des Grands-Monts, permettra d’augmenter l’offre. La construction d’un édifice comportant 116 logements est aussi prévue sur la rue Galt Ouest dès septembre.

« La Ville de Sherbrooke a de beaux projets sur la table. Il y a de l’espoir », résume M. Demers.