Alexandra de Moor, étudiante à l'UdeS, a subi des blessures au visage après une chute lors du passage d'Irma aux îles Vierges.

Blessée, une étudiante de l'UdeS reste coincée à Porto Rico

Après avoir vu la dévastation semée par Irma dans les Îles Vierges américaines, l'étudiante de l'Université de Sherbrooke Alexandra de Moor n'a qu'un seul souhait : enfin revenir au Québec. Évacuée dans la nuit de mercredi vers Porto Rico où elle a été hospitalisée après une importante chute, la jeune femme attend maintenant d'être rapatriée au Québec.
Face à la menace d'un autre ouragan, ses proches s'activent pour la ramener au pays. « Notre enfant est blessée sur une île où on attend un ouragan », s'inquiète sa mère, Lise Champoux.
Trois ouragans sévissent actuellement dans l'océan Atlantique, dont José, qui doit passer près de Porto Rico.
L'étudiante en communication terminait son baccalauréat à Saint-Thomas, dans les Îles Vierges américaines, lorsque Irma a frappé. Elle s'était réfugiée dans une maison dans les montagnes avec des amis.
« Nous sommes sortis après la tempête pour voir les dégâts à l'extérieur. C'était horrible. Des arbres, des poteaux, des fils électriques, des voitures à l'envers, des animaux morts... Et puis on est allé s'asseoir sur une passerelle d'environ 10 pieds de hauteur. Lorsque j'ai voulu descendre j'ai glissé et je suis tombée tête première sur le ciment », a-t-elle raconté à La Tribune dans un échange écrit.
La jeune femme a subi une commotion cérébrale et attendait toujours jeudi soir les résultats de certains tests à l'hôpital.
« On a perdu l'électricité alors c'est un peu le chaos (...) Mon amie a un vol à 5 h demain matin (vendredi) alors je vais être laissée à moi-même. »
Le passeport d'Alexandra est demeuré dans la maison où elle se trouvait avant sa chute. « L'ambassade canadienne à Ottawa a ouvert un dossier d'urgence. Ils ont déplacé une personne de l'ambassade canadienne à Porto Rico », précise Mme Champoux. 
Les liaisons avec le bureau à Miami sont compliquées par le fait que le bureau a dû être fermé en raison de l'ouragan, avance-t-elle. Porto Rico est un territoire américain.
« C'est tellement compliqué! » lance la mère d'Alexandra, en soulignant que la famille bénéficie de l'aide de l'UdeS dans ce dossier.
L'étudiante de 22 ans a mis sur sa page Facebook des photos d'elle, révélant du même coup une importante blessure à la tête. 
Mme Champoux raconte qu'elle a réussi à avoir un premier contact avec sa fille mercredi vers 21 heures. « Tout le monde était correct », raconte-t-elle. Quelques heures plus tard, elle recevait un appel lui apprenant que sa fille avait fait une chute et qu'elle avait été évacuée en hélicoptère.
Les parents d'Alexandra et sa famille ont littéralement créé une cellule de crise pour la rapatrier à la maison. « Elle a peur de l'autre ouragan », souligne Mme Champoux.
L'UdeS dénombre près d'une dizaine d'étudiants et membres du personnel qui ont été touchés ou qui pourraient être touchés par Irma. Elle en recensait deux aux Iles vierges, 2 en Guadeloupe et les autres en Haïti.
Dans le cas des Îles Vierges, l'UdeS devra évaluer si la session se poursuit ou si elle est annulée. « On essaie de rejoindre la coordonnatrice des échanges d'étudiants là-bas », note Pascale Lafrance, directrice générale de l'Agence des relations internationales de l'UdeS.
En Haïti, c'est le nord de l'île qui devait principalement être touché; le groupe de 4 étudiants et de deux membres du personnel se trouvent dans le sud de l'île, à Port-au-Prince. La situation en Guadeloupe est quant à elle revenue à la normale. L'UdeS évalue la situation en prévision des ouragans Katia et José.