La première phase d’aménagement des bâtiments achetés par Bitfarms à Sherbrooke commence lundi.

Bitfarms lance sa phase 1

La première phase d’aménagement des bâtiments achetés par Bitfarms à Sherbrooke commence lundi. Un financement par emprunt de 20 millions $ US provenant de New York a été accordé à la société, lui permettant d’amorcer les phases 1 et 2 du nouveau centre de calcul en plus de compléter celui de Magog.

Ces 20 M$ seront remis en quatre tranches de 5 M$. Cet argent permettra d’augmenter la puissance opérationnelle installée d’environ 30 mégawatts, soit le tiers de ce qui était prévu au départ pour Sherbrooke. Après ces phases, 60 autres mégawatts seront développés à Sherbrooke, ce qui nécessitera d’autres investissements.

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Rappelons que l’entreprise de Brossard possède deux bâtiments à Sherbrooke, dont l’ancienne usine Sherwood. « Ce qu’on avait commencé à faire, c’est le design. On a commencé à réfléchir à savoir quelle expertise on va mettre là-dedans. On a aussi notre compagnie d’électriciens, Volta Électrique, qui va s’occuper de l’électricité. On a aussi acheté nos transformateurs électriques. On va commencer à bâtir là-dessus », indique le directeur des relations publiques et gouvernementales, Bahador Zabihiyan, sans pouvoir donner d’échéancier précis quant à la suite du projet.

« Ça commence vraiment cette semaine, poursuit-il. On va se déplacer là-bas. Les gens de chez nous y vont régulièrement. Ils vont aller peaufiner leurs plans. »

Le directeur ne sait pas exactement combien d’emplois seront créés. « On va revoir les chiffres en fonction du marché actuel. En moyenne, pour chaque mégawatt qu’on bâtit, on estime qu’on crée deux à trois emplois » , affirme Bahador Zabihiyan.

Le projet de Bitfarms à Sherbrooke représente un point tournant pour l’avenir de l’entreprise.

Cependant, pour M. Zabihiyan, le projet à Sherbrooke représente un point tournant pour l’avenir de l’entreprise. « Le projet de Sherbrooke est notre game changer. On va rajouter beaucoup de capacité et on va pouvoir réinvestir ce qu’on fait à Sherbrooke pour créer un petit écosystème », mentionne-t-il.

Le fait que le bitcoin ait perdu beaucoup de valeur dans la dernière année ne fait pas trop peur à Bahador Zabihiyan. « La technologie sous-jacente au bitcoin est la chaîne de blocs. Les grandes compagnies et les grandes banques s’y intéressent. On est une PME de Brossard et on a réussi à convaincre un fonds d’investissement new-yorkais d’embarquer avec nous pour financer un projet en Estrie, ça montre que c’est une technologie qui a de l’avenir », se réjouit-il.

Qu’est-ce que la technologie de la chaîne de blocs? « Ça permet d’échanger un document numérique sans pouvoir envoyer une copie. C’est l’algorithme qui va bloquer si quelqu’un gardait une copie », explique-t-il.

Électricité

Pour ce qui est de l’électricité, M. Zabihiyan soutient qu’Hydro-Sherbrooke ne produit pas plus d’électricité pour Bitfarms et que seuls les surplus sont consommés.

Cependant, le président du conseil de direction d’Hydro-Sherbrooke et conseiller municipal Julien Lachance affirme que les besoins de l’entreprise forceront Hydro-Sherbrooke à acheter plus d’électricité à Hydro-Québec. Toutefois, dans les périodes de pointe de consommation d’électricité, Bitfarms devra réduire ses activités pour soulager le réseau sherbrookois.