Bitfarms a aménagé des murs coupe-son en empilant des conteneurs.

Bitfarms déposera un plan antibruit la semaine prochaine

Après avoir érigé un mur coupe-son entre ses installations de la rue de la Pointe et la rivière Magog, Bitfarms déposera la semaine prochaine un plan pour régler les problèmes du bruit qu’elle génère.

Une réunion regroupant des représentants de l’entreprise, des élus municipaux et des fonctionnaires s’est tenue mardi dans la recherche d’une solution. Une rencontre avec les citoyens, notamment ceux de la rue Raimbault, devrait être ajoutée à l’horaire une fois le plan de l’entreprise connu.

« Depuis vendredi, deux murs antibruits de trois conteneurs sont installés entre l’usine et la rivière. C’est une mesure temporaire, mais nous cherchons quelque chose de permanent. Nous n’avons pas encore le détail de cette solution, mais elle devra être la plus satisfaisante pour toutes les parties impliquées », rapporte Marc Duchesne, responsable des relations avec les médias pour Bitfarms. 

« Nous avons eu une rencontre avec la Ville de Sherbrooke mardi. Les travaux pour l’atténuation du bruit sont en cours. Un plan d’atténuation du bruit est en cours de rédaction et il devrait être présenté d’ici une dizaine de jours à la Ville et ensuite aux citoyens. Nous souhaitons trouver une solution durable », ajoute-t-il. 

Marc Denault, conseiller du district du Golf, d’où émanent certaines plaintes de bruit, rapporte qu’un expert en sonorisation doit se rendre chez Bitfarms pour proposer des solutions. « D’ici la fin de la semaine prochaine, nous devrions avoir un plan de match. Ils ont un avis de non-conformité qui expire à la fin du mois d’octobre, mais je sens la bonne volonté. Ils nous ont dit que l’argent n’est pas un problème dans la démarche pour trouver une solution à long terme », dit-il.

Si le conseiller mentionne avoir rarement vu autant de collaboration dans un dossier semblable, il ajoute que le mur coupe-son ne semble pas avoir atteint son objectif. « Après la réunion, j’ai appelé des plaignants et il semble que le mur de conteneurs n’a pas réglé la situation. C’est tout de même un effort louable. »

Vague de départs

Notons par ailleurs qu’un des membres fondateurs de Bitfarms, Pierre-Luc Quimper, a quitté l’organisation la semaine dernière. Trois autres cadres de l’entreprise ont aussi remis leur démission, rapporte La Presse. Tant M. Duchesne que M. Denault déclarent que ces changements dans l’organisation ne remettent pas en question les investissements prévus à Sherbrooke.

« La gestion des opérations au quotidien demeure entre bonnes mains. Ça ne change rien au travail qui a été amorcé et ça ne retardera pas les travaux pour réduire le bruit. Nous ne changeons pas le plan d’affaires. L’investissement à Sherbrooke demeure le même. Nous n’avons toutefois pas terminé les aménagements. Nous recevons encore du matériel, donc nous ne produisons pas encore à pleine capacité », explique Marc Duchesne.

Marc Denault, lui, s’est empressé de faire des vérifications quand il a appris la nouvelle. « Quand j’ai constaté les changements au sein de l’organisation, j’ai laissé un message pour qu’on me rappelle. J’ai eu une réponse dans la même journée. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi rapide. Ils m’ont garanti qu’il n’y aurait pas de changement dans les activités à Sherbrooke. »

Dans un communiqué, la direction de Bitfarms indiquait ne pas être surprise de la décision de M. Quimper de quitter la compagnie et le remerciait pour sa contribution.