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Afin d’éviter d’autres éclosions en ses murs, l’Université Bishop’s a lancé des tests de dépistage par gargarisme auprès de ses étudiants en résidence. Ci-dessus, l’infirmière Kendra Brock, gestionnaire de la clinique de santé du campus (à gauche).
Afin d’éviter d’autres éclosions en ses murs, l’Université Bishop’s a lancé des tests de dépistage par gargarisme auprès de ses étudiants en résidence. Ci-dessus, l’infirmière Kendra Brock, gestionnaire de la clinique de santé du campus (à gauche).

Bishop's teste ses étudiants par gargarisme

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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SHERBROOKE — Afin d’éviter d’autres éclosions en ses murs, l’Université Bishop’s a lancé des tests de dépistage par gargarisme auprès de ses étudiants en résidence. L’institution fait affaire avec une entreprise privée afin d’offrir ces tests, moins invasifs que le traditionnel écouvillon.

Alors que la majorité des étudiants en résidence revenaient sur le campus cette semaine pour la rentrée hivernale, Bishop’s a commencé lundi le dépistage. Elle souhaite dépister l’ensemble des étudiants habitant en résidence d’ici mercredi. 

À la suite d’un nombre croissant de cas de COVID-19 cet automne, dont plusieurs cas dans ses résidences, l’université anglophone avait annoncé à la fin novembre qu’elle annulait ses activités en présentiel et que sa session automnale se terminerait avec des cours en ligne.

La méthode de prélèvement par gargarisme a d’abord été offerte à Lévis, rapportait en novembre Le Soleil

Elle devait ensuite s’étendre dans la province. Toutefois, à Bishop’s, il s’agit d’une entreprise privée qui a approché l’institution afin d’offrir ce service. La Direction de la santé publique de l’Estrie est toutefois au courant, précise Kendra Brock, infirmière gestionnaire de la clinique de santé de l’institution. Dans le réseau public, rien n’indique que le test ne soit disponible en Estrie pour le moment. Interrogé à savoir si ces tests étaient disponibles en région, le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie, ne le savait pas. 

« On fait ça parce qu’on veut diminuer la transmission de la COVID-19 sur le campus et enlever la surcharge sur notre système de santé publique. On veut éviter une éclosion, donc si on peut attraper un cas positif rapidement, au début de la session, ça peut aider à réduire la transmission », note l’infirmière. 

« On a décidé de commencer avec les résidences; les étudiants sont plus en contact parce qu’ils sont dans un édifice ensemble et qu’ils utilisent notre salle à manger. La plus grosse éclosion que l’on a eue en novembre c’était dans les résidences. » 

Celles-ci accueillent environ 268 étudiants.

Le test prend environ six minutes et les échantillons sont envoyés dans un laboratoire aux États-Unis. L’obtention des résultats prend de 24 à 36 heures.

Objectif: 100 % de participation

Au moment de l’entrevue, lundi après-midi, entre 40 et 50 étudiants avaient été testés en avant-midi. « On espère avoir 100 % de participation. » L’administration de ces tests n’exige pas la présence de personnel spécifique. Ainsi, Mme Brock, son collègue thérapeute en médecine sportive et un autre employé qui travaille auprès des étudiants en résidence peuvent s’occuper du dépistage, qui a lieu près de la cafétéria. Il faut éviter de manger une heure avant le test, précise Mme Brock. 

Ces tests pourraient être élargis. 

« On a commencé avec les étudiants en résidence. Si on voit que c’est facile, efficace et qu’on a une bonne participation, on aimerait l’élargir à des étudiants hors campus. »

On peut penser entre autres aux équipes sportives (où l’on a recensé des cas). Ces tests pourraient être utiles lorsque la région reviendra en zone orange et que les équipes recommenceront à jouer, illustre Mme Brock. Éventuellement, des étudiants pourraient passer le test dans leur chambre et rapporter eux-mêmes l’échantillon. 

Ce test a l’avantage de pouvoir être offert directement sur le campus et d’être moins invasif que l’écouvillon habituel. Il ne se substitue pas au test conventionnel en cas de symptômes. « Si l’étudiant a des symptômes, on va l’envoyer directement au centre de dépistage, car on n’a pas du tout l’équipement qu’il faut. » Bishop’s n’avait pas de centre de dépistage sur son campus. Comme Bishop’s fait affaire avec une entreprise privée, l’exercice entraîne des coûts pour l’institution. « On trouve que c’est une bonne initiative de faire cela pour éviter une possible transmission. »