Heather Lawford, au centre, est devenue officiellement titulaire de la nouvelle Chaire de recherche du Canada en développement de la jeunesse. La ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, et la ministre des Sciences et des Sports, Kirsty Duncan, en ont fait l’annonce mercredi à l’Université Bishop’s.

Bishop’s étudiera le développement de la jeunesse

Qu’est-ce qui pousse une jeune personne à s’investir dans sa communauté alors qu’une autre choisira plutôt la radicalisation, vraisemblablement pour défendre un ensemble de croyances? Quels facteurs viennent influencer le parcours des jeunes? C’est sur ce genre de questions que se penchera Heather Lawford, professeure à l’Université Bishop’s. Mme Lawford est devenue officiellement mercredi titulaire de la nouvelle Chaire de recherche du Canada (CRC) en développement de la jeunesse.

Les fonds de recherche alloués à Mme Lawford lui permettront de recevoir 500 000 $ sur cinq ans, auxquels s’ajoutent 20 000 $ supplémentaires par année. L’annonce a été faite par la ministre des Sciences et des Sports, Kirsty Duncan, et la ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, également députée de Compton-Stanstead.

Les deux voies, positives ou négatives, que peuvent prendre les jeunes, représentent des héritages très différents que ces jeunes cherchent à laisser pour la postérité. Les chercheurs nomment ce concept générativité.

« Nous en savons très peu sur le processus de développement de la générativité avant l’âge adulte », indique Heather Lawford. « Il existe un besoin de motiver les jeunes à s’engager et à agir en tant que citoyens responsables qui ont une contribution à apporter, et ce programme de recherche est particulièrement pertinent à cet égard », note la professeure. « Mes recherches consistent à essayer de faire une mesure systématique de la contribution des jeunes à notre société », souligne-t-elle.

Mme Lawford croit que les jeunes souhaitent contribuer à la société. « Nous avons besoin, comme société, de leur offrir des chances et des opportunités de pouvoir contribuer à la société. Il y a tellement de choses qui peuvent aider ça : les parents, l’école, les activités hors de l’école... » Les travaux pourraient aider des jeunes à éviter la voie de la radicalisation. Mme Lawford travaille en collaboration avec des étudiants de l’Université Bishop’s pour connaître leur réalité. Elle collabore également avec la Commission des étudiants du Canada.

Les ministres Duncan et Bibeau voulaient du même coup souligner que le gouvernement fédéral investit plus de 39 M $ de dollars dans la création et le renouvellement de 46 chaires de recherche dans l’ensemble du Québec.