Les choses se passent somme toute assez bien depuis la rentrée en termes de cas de COVID dans les écoles, estiment les centres de services scolaires.
Les choses se passent somme toute assez bien depuis la rentrée en termes de cas de COVID dans les écoles, estiment les centres de services scolaires.

Bilan somme toute positif deux mois après la rentrée

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Deux mois après le retour en classe des élèves, les centres de services scolaires de la région estiment s’en tirer pas trop mal dans les circonstances. En date de lundi, 568 élèves avaient été retirés à titre préventif dans l’ensemble du territoire du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) et 51 élèves avaient été déclarés positifs, soit l’équivalent de deux pour 1000, évalue le centre de service.

« C’est à la fois extrêmement exigeant, complexe pour les employés, les parents, les élèves, mais somme toute, on ne peut pas considérer que ça va mal. Mais cette adaptation-là est vraiment tout un défi d’organisation », juge Donald Landry, directeur du secrétariat général et des communications au CSSRS, interrogé deux mois après la rentrée scolaire. 

Le centre, qui offre aussi de la formation générale aux adultes et de la formation professionnelle, compte 24 000 élèves. Les quelque 568 élèves retirés représentent environ 2 % de l’effectif. 

Depuis le début de l’année, en date de lundi, deux enseignants ont été déclarés positifs et 12 enseignants ont été retirés à titre préventif (sur plus de 2000 enseignants).

« Ces chiffres-là témoignent qu’il n’y a pas une problématique de santé dans les écoles, mais toutes les mesures à mettre en place pour rester à l’école ou passer en formation à distance temporairement, c’est complexe. Tout ça fait en sorte que les gens sont à bout de souffle. »  

Mardi, une éclosion a été confirmée par la Santé publique à l’école internationale du Phare. 

Mégantic plus affecté

Même si le secteur de Mégantic est plus touché, la situation se déroule relativement bien sur l’ensemble du territoire du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons, juge le directeur général Martial Gaudreau. 

« Ça se passe plutôt bien dans les circonstances. C’est sûr qu’on s’était préparé à des éventualités comme celles que l’on vit. J’ai un secteur plus touché que les deux autres », commente-t-il. Si on regarde sur trois MRC, à Coaticook il ne se passe rien, dans le Haut-Saint-François j’ai eu un ou deux cas isolés, c’est vraiment Mégantic qui vit des choses majeures. On a fermé 13 classes dans le secteur de Mégantic depuis le début de l’année. Par contre, ce qu’on a comme commentaire, si les gens nous comparent au printemps où les jeunes faisaient de la consolidation et qu’on y allait avec les moyens du bord et qu’on apprenait là-dedans, on a réussi à se structurer. Les parents disent que leurs enfants réussissent à suivre leur enseignement à distance. » Les classes touchées ont vécu entre 4 à 10 jours d’enseignement à distance. 

À Saint-Sébastien, 100 % des jeunes ont pu suivre les cours à distance, note M. Gaudreau. « À Montignac, les cinq classes ont pu suivre leurs cours à distance. J’ai une famille qui n’avait pas d’accès internet à qui on a fourni une clé LTE sur iPad. Et j’ai une famille pour qui ni le wifi ni le LTE rentraient, mais la mère venait chercher le contenu à la bibliothèque municipale... Présentement, je touche du bois, mais on a eu assez d’appareils pour tout le monde. » 

En date de lundi, moment de l’entrevue, le CSSHC comptait 44 cas de personnes positives à la COVID-19 depuis le début des classes. « La majorité, ce sont des cas qui avaient très peu de symptômes. »

« Dans le coin de Lac-Mégantic, les éclosions je les ai eues une fois que les classes étaient en quarantaine », note M. Gaudreau.

Certains élèves à risque modéré se sont retrouvés avec d’autres enfants une fois l’enseignement à distance déployée. 

« Ils se retrouvaient ensemble et il y avait contamination. Je sais qu’on a dû faire des interventions avec la Santé publique auprès de parents pour les conscientiser au phénomène », dit-il en notant qu’il ne veut lancer la pierre à personne et qu’on ne peut pas être certain à quel moment le coronavirus s’est développé. Le centre de service compte plus de 1300 employés et autour de 6500 élèves.  

Au CSSRS, le milieu a été touché rapidement avec de premiers cas d’abord au Centre Saint-Michel et ensuite dans le secteur d’Ascot, mais la situation s’est ensuite stabilisée.

Les mesures mises en place dans les écoles fonctionnent, mais l’adaptation est exigeante pour tous.

Du côté des Sommets 

Lundi, on comptait une quinzaine de cas depuis la rentrée au Centre de services scolaire des Sommets (CSSDS). 

« Si je regarde mon calendrier de septembre et octobre, ce que je remarque, par semaine, on a une ou deux classes fermées. Ce n’est pas beaucoup pour l’ensemble de l’effectif, on a quand même 9000 élèves », commente la directrice générale Édith Pelletier. 

À la suite de l’entrevue, le centre de service a été informé par la Direction de santé publique (DSP) de l’Estrie d’une nouvelle situation à l’école primaire Saint-Philippe de Windsor, où la présence d’une éclosion a été détectée avec moins de 5 cas. 

Une éclosion se définit par au moins deux cas confirmés, en moins de 14 jours, ne pouvant être expliqués par un lien en dehors du milieu (ex. : 2 cas d’une même famille). Une éclosion signifie que la Direction de santé publique a identifié une transmission de COVID-19 dans le milieu.

La DSP a recommandé la fermeture du service de garde de manière préventive jusqu’au 4 novembre inclusivement pendant qu’elle termine son enquête. Tout le personnel et les parents de l’école ont été avisés. Aucune classe n’est fermée, a précisé mardi le CSSDS. Jusque là, aucune éclosion n’avait été déclarée sur son territoire.