Une centaine de partisans libéraux et d’acteurs politique de la région étaient réunis vendredi soir à la Microbrasserie Coaticook pour célébrer l’annonce : Marie-Claude Bibeau sera à nouveau candidate libérale dans Compton-Stanstead.

Bibeau sollicite un nouveau mandat

COATICOOK — Sans surprises, la ministre du Développement international Marie-Claude Bibeau sera à nouveau candidate libérale dans Compton-Stanstead en vue de l’élection d’octobre 2019. Elle en a profité pour réitérer son engagement envers les plus démunis ainsi qu’à ses électeurs.

Une centaine de partisans libéraux et d’acteurs politique de la région étaient réunis vendredi soir à la Microbrasserie Coaticook pour célébrer l’annonce et ses accomplissements. Mme Bibeau a livré un poignant discours d’une trentaine de minutes, interrompu périodiquement par de chauds applaudissements. Celle qui s’est lancée en politique pour apporter des changements souhaite maintenant pérenniser le travail entrepris par son gouvernement pour les quatre prochaines années.

« Il faut continuer sur notre lancée, car on a fait beaucoup de changements importants. Quand on parle de la classe moyenne et de ceux qui aspirent en faire partie, c’est plus qu’un slogan, c’est une mission qui nous tien à cœur », lance-t-elle d’emblée avec conviction. « Notre équipe de ministre est diversifiée, proche des gens, et on veut continuer d’avoir un impact positif sur leurs vies. Il faut que toute la communauté puisse profiter de la richesse. »

Un bilan positif

Questionnée sur ses accomplissements dont elle est la plus fière depuis son entrée en poste en tant que ministre du Développement international, Mme Bibeau a eu l’embarras du choix, nommant plusieurs réalisations sur la scène locale auxquels tenaient fermement ses électeurs.

« Mes priorités à mon arrivée étaient d’obtenir les services de sécurité aéroportuaire pour l’aéroport de Sherbrooke, de sécuriser le financement pour l’Observatoire du mont Mégantic et de réaliser une voie de contournement à Lac-Mégantic », se rappelle-t-elle. « Je peux dire mission accomplie dans ces dossiers. »

Celle qui a visité 32 pays au cours des trois dernières années estime que, même si des producteurs laitiers des États-Unis, de l’Europe et de l’Asie ont réussi à avoir accès à des parts du marché canadien par la signature de traités de libre-échange, le gouvernement fédéral a sauvé le système de la gestion de l’offre, qui était destiné à disparaître sous le régime Harper.

« La gestion de l’offre est et demeure fondamentale. On a tenu bon au cours des négociations avec le président Trump, qui voulait abolir le système dans son entièreté », souligne-t-elle, félicitant sa collègue Chrystia Freeland au passage. « Il y a un an, les conservateurs voulaient qu’on signe l’entente, ce qui impliquait la destruction du système. Oui, il y a eu une autre brèche, mais on s’est engagé à compenser et à mettre en place des mécanismes de financement significatifs équitables pour les producteurs laitiers. »

Des défis à relever

Si Mme Bibeau a accompli plusieurs choses lors de son premier mandat, elle espère rester en poste pour mener à bon port d’autres projets importants, dont le rapatriement du blogueur saoudien Raïf Badawi.

« C’est sûr qu’en étant ministre du Développement international, la justice pour Raïf Badawi est une de mes priorités. J’ai eu beaucoup d’occasions de parler de sa libération avec l’ambassadeur saoudien, lorsqu’il y en avait encore un au Canada, et des ministres représentants du roi. Je n’arrêterai jamais de le faire tant qu’il ne sera pas ici avec sa famille », assure-t-elle.

« Aider nos fermes familiales, assurer la connectivité internet et cellulaire en milieu rural ainsi que remédier à la pénurie de main-d’œuvre sont mes autres grands projets pour les années à venir advenant ma réélection », ajoute-t-elle, espérant obtenir l’appui des électeurs pour s’attaquer à ces dossiers. « Je veux aussi porter la cause du CIARC, la ferme-école de Coaticook, qui est dû pour une modernisation. »

Son collègue François-Philippe Champagne, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, a quant à lui souligné le pouvoir de Mme Bibeau auprès du premier ministre, un atout de taille pour la région.

« Quand Mme Bibeau parle à Ottawa, tout le monde l’écoute, incluant Justin Trudeau », a-t-il laissé entendre lors de son discours d’introduction. « C’est une voix forte pour les femmes et les filles oubliées. Elle est respectée partout dans le monde et peut s’entretenir aussi bien avec la reine d’Angleterre qu’avec des réfugiés dans des camps humanitaires. »

M. Champagne a indiqué avoir établi le contact avec son homologue québécois François Bonnardel, ministre des Transports, pour identifier les dossiers prioritaires au Québec. Il n’a pas pu confirmer que la route 257 fait partie de ces cas urgents.

« On s’est rencontré à quelques reprises même si le gouvernement vient tout juste d’entrer en fonction. On identifie les grands dossiers sur lesquels on va devoir se pencher au cours des prochaines années. On veut être juste et équitable avec les différentes régions. On sait que l’état de la route 257 fait beaucoup parler, on se penche sur le dossier avec M. Bonnardel », assure-t-il, ne prenant pas d’engagements quant à sa réfraction.