La directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger
La directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger

Bélanger réclame un troisième mandat comme directrice du Cégep de Sherbrooke

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
La directrice du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger, sollicite un troisième mandat de cinq ans, son deuxième venant à échéance en juin 2020.

Mme Bélanger, nommée à la direction générale en 2010, dit avoir toujours le goût de continuer. « On a adopté une planification stratégique 2018-2023, fruit d’un très large consensus. Là-dedans, il y a encore de beaux défis à relever. On commence à se sortir la tête de l’eau, c’est intéressant aussi de penser qu’on peut se redéployer de manière un peu plus confortable que ce qu’on a vécu dans les dernières années. On s’est remis en marche avec le réinvestissement du côté de la protection de l’environnement, je pense que c’est un gain important. On a un peu plus de moyens pour le faire. La question de la transformation numérique, à la fois pour les individus, les entreprises et pour nous, comme maison d’enseignement, est un vaste chantier éminemment important... »

Parmi les dossiers importants sur lesquels elle veut travailler, Mme Bélanger cite le taux de diplomation des étudiants. Dans le réseau, celui-ci est d’environ 63 %. « Nos taux de diplomation sont relativement stables. Il faut voir ce qu’on peut faire comme réseau, comment on peut avancer ensemble, dans le contexte où le plein emploi pose des défis. Il y a encore trop d’étudiants qui quittent sans obtenir de diplôme, qui sont plus vulnérables en contexte de fermeture d’entreprises. »

Crise

Une crise a éclaté, au printemps 2019, après que le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS-CSN) eut réclamé la démission de la directrice. 

La crise était liée à une mésentente dans le dossier de la surembauche d’enseignants et, parallèlement, de la répartition des ressources. Le SPECS avait reproché à la direction de ne pas défendre suffisamment l’institution auprès de Québec. Le conseil d’administration avait donné son appui à la directrice générale. 

Presque un an plus tard, où en est-on? « Le climat n’est pas mauvais. J’ai eu beaucoup de manifestations d’appuis à l’interne et à l’externe [NDLR lors de la crise]. J’ai confiance que les choses se soient beaucoup replacées », dit-elle en soulignant qu’une médiation a eu lieu entre la direction et le SPECS sur les critères de répartition des ressources. De nouveaux critères de répartition des ressources ont été élaborés plus particulièrement pour un volet du dossier et seront présentés aux membres (voir autre texte). 

Le processus de renouvellement du mandat est la responsabilité du conseil d’administration. Le processus, balisé par différents règlements, prévoit notamment une consultation du milieu en janvier et en février. Un rapport et une recommandation du comité des ressources humaines seront faits au conseil d’administration à la fin mars.