Beckett et du Trianon passeront l’hiver sur le gravier

SHERBROOKE — Le temps froid historique de l’automne fait passer de 17 à 20 le nombre de chantiers routiers que la Ville de Sherbrooke doit reporter à 2019. Ce sont 11,1 % des 170 chantiers planifiés en début d’année qui ne pouvaient être amorcés ou terminés. De surcroît, le pavage des rues Beckett et du Trianon doivent aussi être reportés.

La directrice du Service des infrastructures urbaines, Caroline Gravel, mentionne que les citoyens de ces deux rues recevront une lettre leur expliquant les décisions de la Ville. « Pour la rue Beckett, nous n’avons pas été en mesure de paver avant que les usines de pavage ferment. Nous avons considéré de faire une couche temporaire que nous aurions enlevée au printemps, mais nous avons estimé que ça ne valait pas l’investissement. »

La rue demeurera donc en gravier, mais les équipes de déneigement porteront une attention particulière pour éviter l’apparition de nids de poules.

Quant à la rue du Trianon, qui devait être pavée à la demande des citoyens, les travaux n’ont pu être terminés non plus.

Parmi les chantiers reportés, notons le resurfaçage du pont Jacques-Cartier, qui dépendent des travaux du ministère des Transports. Mme Gravel aimerait que ces travaux soient terminés avant la tenue de la Fête du lac des Nations.

Notons aussi parmi les reports les modifications géométriques attendues au coin du boulevard Bourque et de la rue Bertrand-Fabi, qui dépendent de négociations avec le propriétaire de l’hôtel Quality Suites, la reconstruction de la rue de l’Église, l’urbanisation de la rue Henri-Labonne et l’aménagement d’avancées sur la rue Queen.

Trois chantiers sont reportés en raison du temps froid hâtif, soit la construction d’un trottoir sur le chemin Sainte-Catherine, la fermeture d’un fossé sur le chemin Lemire et la construction d’un passage piétonnier dans le secteur de la rue Samuel-Brisson.

Le conseiller Paul Gingues ne comprend pas pourquoi le trottoir de la rue Galt Ouest, entre la rue Suzor-Côté et le boulevard de l’Université, doit encore patienter. « Nous devons urbaniser la rue, ce qui implique des coûts partagés entre la Ville et les citoyens. Nous avons revu nos façons de faire et puisqu’il y a peu de citoyens dans ce tronçon, il est difficile de répartir la tarte. Nous reviendrons avec une proposition », répond Caroline Gravel.

Pierre Tremblay voulait pour sa part savoir si les chantiers reportés seront traités en priorité en 2019. Caroline Gravel a répondu par l’affirmative.

Parmi les raisons évoquées pour le report des chantiers, notons le prolongement de travaux du ministère des Transports, la nécessité d’acheter des terrains, les démarches d’urbanisation requises, l’attente de dépôts de projets promoteurs ou un long processus d’autorisation du ministère de l’Environnement.

« En général, nous sommes capables de travailler jusqu’en décembre. Cette fois-ci, nous avons dû arrêter à la mi-novembre. [...] Je ne pense pas que nous nous fierons à cet hiver hâtif [dans nos planifications futures] parce que c’est l’automne où il y a eu le plus de neige en 77 ans. Nous étions légitimés de croire que nous pourrions travailler jusqu’en décembre. C’est une erreur de la nature que nous ne devons pas tenir pour acquise. »

En tout, 170 chantiers étaient planifiés en début d’année, dont 29 reconstructions complètes, 76 réfections de chaussée et 26 constructions ou réfections de trottoirs. Une dizaine de projets ont été ajoutés en cours d’année, notamment l’ajout d’avancées sur le boulevard de Portland, le pavage de la rue Saint-Roch et l’enlèvement de l’îlot sur la rue Dépôt.