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Évelyne Beaudin 
Évelyne Beaudin 

Beaudin accuse Lussier de vouloir l’intimider [VIDÉO] 

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
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La conseillère municipale Évelyne Beaudin s’en prend au maire Steve Lussier qu’elle accuse de vouloir la bâillonner et l’intimider. La saga du développement du chemin Rhéaume fait encore des vagues.

Dans une vidéo publiée vendredi matin, Mme Beaudin soutient que le maire lui a demandé de ne pas participer à une rencontre à huis clos sur les suites du dossier. La rencontre devait avoir lieu le 30 novembre dernier.

« Le maire m’a téléphoné deux heures avant la rencontre et m’a dit que je ne devais pas y participer. Qu’il avait en main un avis juridique lui disant que j’étais en conflit d’intérêts dans ce dossier, car je défendais les citoyens opposés à la décision de la Ville », raconte la conseillère.

« On me reproche d’avoir défendu les intérêts des citoyens avant ceux de la Ville. Que je n’ai pas le droit de dire que la Ville a pris une mauvaise décision. »

Vers la mi-novembre, le groupe de citoyens opposés au projet de développement immobilier sur le chemin Rhéaume à Sherbrooke a pu crier victoire à la suite de la décision du juge Alain Roy de la Commission municipale du Québec dans cet épineux dossier. Rappelons que ce dernier en arrivait à la conclusion que le règlement 1200-107 n’est pas conforme au Schéma d’aménagement et de développement révisé de la Ville de Sherbrooke.

Ces citoyens contestaient la conformité des règlements autorisant le projet immobilier dans un milieu naturel à très haute valeur écologique sur le chemin Rhéaume. Depuis la Ville a décidé d’étudier les options concernant le terrain du Domaine de la vallée d’Orford, ce projet controversé de 50 maisons dans une zone à fort potentiel écologique en bordure du chemin Rhéaume. 

Le maire de la Ville de Sherbrooke, Steve Lussier.

« Est-ce que mon rôle d’élue est de défendre les intérêts des citoyens ou de défendre la Ville? », demande Mme Beaudin dans la vidéo. 

« Je regarde où on est rendu à la Ville de Sherbrooke et je trouve ça inacceptable et inquiétant. Se faire menacer de poursuite parce qu’on fait notre travail, c’est aberrant ! » 

La conseillère de Sherbrooke Citoyen rappelle l’épisode où la direction de la Ville lui avait reproché d’avoir mis en ligne un questionnaire à l’intention des employés municipaux afin qu’ils fassent mention de ce qui devrait être amélioré dans l’appareil municipal. 

En politique, il est normal de ne pas être d’accord, mais par contre, utiliser des « techniques douteuses », à l’extérieur de l’arène politique, pour « écraser son adversaire, c’est inacceptable », clame-t-elle.

Dans la vidéo, Mme Beaudin s’en prend aussi à l’utilisation des rencontres derrière des portes fermées pour tenter de faire taire les élus. « On te menace dans une rencontre à huis clos et, en suite, tu ne peux rien dire parce qu’on va t’accuser d’avoir brisé le huis clos », dit-elle encore.

« Est-ce que c’est ça la politique municipale? C’est ça qui va faire avancer notre ville? Je n’ai pas l’intention de me laisser intimider avec des menaces de poursuite, des mises en demeure et des avis juridiques rédigés aux frais des contribuables. Il faut que ça se sache ce qui se passe à Sherbrooke. »

Au cabinet du maire, on indique qu'« aucun commentaire ne sera émis quant aux prétentions de Mme Beaudin ».