Gaétan Barrette

Barrette traite Réjean Hébert de menteur et de démagogue

Réjean Hébert est un menteur et un démagogue qui n'a laissé aucun héritage de son bref passage en politique, affirme le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.
<p>Réjean Hébert</p>
Le ministre a réservé mercredi une volée de bois vert à son prédécesseur qui a critiqué la réforme en cours dans le réseau de la santé.
«Quand il était en politique, qu'a-t-il (laissé) comme héritage à part un tissu de mensonges? Aujourd'hui, il poursuit sa carrière, mais à l'extérieur du Parti québécois. Ça n'a aucun intérêt», a déclaré M. Barrette en mode attaque.
Dans une lettre intitulée «Un remède pire que le mal», l'ex-ministre de la Santé sous l'éphémère gouvernement péquiste de Pauline Marois décrit la réforme Barrette «comme une vaste opération de centralisation et de contrôle» aux «antipodes de l'évolution actuelle des systèmes de santé».
Sur la foi des expériences passées, M. Hébert prédit que les économies de 220 millions $ par année évoquées par le ministre Barrette ne seront pas au rendez-vous, tout comme l'amélioration attendue des services. Plus encore, il prétend que le ministre s'est arrogé un tel pouvoir sur le réseau que plus aucun responsable n'ose le contredire.
«Il ne faut pas attendre des dirigeants actuels une quelconque critique de la réforme proposée, car le ministre machiavélique les a muselés en s'arrogeant le pouvoir de déchoir ceux qui oseront s'opposer au prince. Pourtant, ils savent bien que ce n'est pas en brassant les structures que l'accès à des services de qualité s'améliorera», écrit-il dans sa lettre aux lecteurs.
L'ex-ministre a aussi déclaré, lors d'une entrevue récente, que l'Institut de cardiologie de Québec risquait d'être «pénalisé» par la réforme aux dépens de celui de Montréal.
Pour M. Barrette, l'analyse du docteur Hébert tient du délire.
«C'est de la démagogie, de la fumisterie totale. C'est honteux qu'un individu qui a déjà été en poste (comme ministre de la Santé), qui sait comment ça fonctionne, qui est capable de lire un texte de loi, dise des choses comme ça et qu'on en parle. Moi, écoutez, Réjean Hébert, ça n'a pas beaucoup d'intérêt», a-t-il pesté.