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« Assurer la sécurité, la logistique et le bon fonctionnement d’un événement impliquant jusqu’à 250 personnes ne peut pas être organisé en seulement quelques jours », indique l’Association québécoise du personnel de direction des écoles.
« Assurer la sécurité, la logistique et le bon fonctionnement d’un événement impliquant jusqu’à 250 personnes ne peut pas être organisé en seulement quelques jours », indique l’Association québécoise du personnel de direction des écoles.

Bal de finissants : une permission qui arrive trop tard

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
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Si l’annonce du gouvernement entourant la permission d’organiser des bals de finissants après le 8 juillet semblait à première vue une bonne nouvelle, la majorité des finissants de la région de Sherbrooke devront finalement se contenter de ce qui était initialement prévu.

Dans un courriel envoyé jeudi aux parents d’élèves, la direction de l’école Mitchell-Montcalm a confirmé ses intentions entourant l’organisation d’un bal de fin d’année.

« Nous avons été surpris par l’annonce du premier ministre [mardi] permettant les bals de finissants après le 8 juillet. Il est malheureusement irréaliste de prévoir l’organisation d’un bal moins d’un mois avant la fin d’une année scolaire, alors que tout le personnel de l’école sera en vacances », a-t-on mentionné.

L’horaire prévu pour la « célébration de fin de classe » du 22 juin à Mitchell-Montcalm sera tout de même adapté aux mesures sanitaires en vigueur lors de cette journée, a-t-on spécifié.

À l’école secondaire du Triolet, les célébrations sont toujours prévues le 19 juin au Stade RBC sous différents chapiteaux. Même son de cloche du côté des écoles privées qui ont aussi annoncé mercredi s’en tenir aux activités de célébration en bulles-classe et sur temps de classe pour le moment.

L’Association québécoise du personnel de direction des écoles (AQPDE) croit qu’il est en effet impossible d’organiser, par les directions d’école, un bal traditionnel en seulement quelques jours. 

« Les directions ne peuvent pas, à elles seules, s’assurer du bon fonctionnement d’un bal au complet. Il y a une pénurie de personnel scolaire tout au long de l’année scolaire. Imaginez en juillet! Assurer la sécurité, la logistique et le bon fonctionnement d’un événement impliquant jusqu’à 250 personnes ne peut pas être organisé en seulement quelques jours », affirme le président de l’AQPDE Carl Ouellet.

Les jeunes se résignent

En début de semaine, soit avant la plus récente annonce du premier ministre François Legault entourant les bals, plusieurs finissants de l’école secondaire Mitchell-Montcalm s’étaient mobilisés pour faire part de leur mécontentement.

« Ça n’a vraiment pas été une année facile et on a fait énormément d’efforts. Le bal, c’est un rite de passage qui souligne les cinq dernières années de nos vies. C’est important et on le mérite », mentionnait Élodie Brodeur, l’instigatrice notamment d’une pétition qui a récolté près de 250 noms d’élèves contre l’annulation des bals de finissants sur un total de près de 300 à son école.

Si elle sentait à ce moment une grosse vague de solidarité et de détermination, la finissante affirme que les élèves autour d’elle s’avouent désormais vaincus.

« Personnellement, je ne suis pas d’accord. Mais tous les élèves ont abandonné. Ils savent qu’il ne peut plus y avoir de changement », se désole-t-elle.

En son nom personnel et non celui du président du conseil des élèves de l'école Mitchell-Montcalm, le finissant Alexis Roy se dit également déçu de la tournure des événements. « Actuellement, il y a déjà près de 56% des jeunes entre 12 et 17 ans de Sherbrooke qui ont reçu au moins une dose du vaccin.  Pourquoi ne pas permettre le bal durant la dernière semaine scolaire en juin? », demande-t-il.

Celui qui fait également partie du comité organisateur du bal de fin d'année affirme que beaucoup d'efforts ont tout de même été mis afin que les finissants de Mitchell-Montcalm puissent clore leurs études secondaires d'une belle façon. « Les finissants ont déjà réservé cette journée et l’organisation est prête. Cette journée permettra de rejoindre un plus grand notre d’élèves qu’en juillet. Nous avons prévu un moment intéressant malgré tout, mais le gouvernement n’a pas fait un choix éclairé et c’est décevant », conclut-il.